Étude du rôle des complications périnatales et de l’adversité familiale dans la prédiction des comportements violents

Étude du rôle des complications périnatales et de l’adversité familiale dans la prédiction des comportements violents

Étude du rôle des complications périnatales et de l’adversité familiale dans la prédiction des comportements violents

Étude du rôle des complications périnatales et de l’adversité familiale dans la prédiction des comportements violentss

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Référence bibliographique [7180]

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif du présent ouvrage était de vérifier l’impact des complications périnatales, de l’adversité familiale durant l’enfance et de leur interaction sur les comportements antisociaux violents à l’adolescence. » (proquest)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
727 garçons de milieu socio-économiquement faible vivant dans la région de Montréal et présentant de l’agressivité physique à la maternelle et des comportements antisociaux à 17 ans (violents et non violents).

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« La première étude a vérifié dans quelle mesure les complications durant l’accouchement, l’adversité familiale à six ans et leur interaction prédisent les comportements violents. Un large échantillon composé de garçons provenant de milieux défavorisés de Montréal fut examiné dans cette étude. Les complications durant l’accouchement, telles que rapportées dans les dossiers médicaux, furent regroupées dans trois échelles indépendantes selon des critères statistiques. Les résultats d’analyses de régressions logistiques ont démontré que l’interaction entre des complications très sévères durant l’accouchement (prééclampsie, prolapsus du cordon, accouchement provoqué) et l’adversité familiale à la maternelle prédit les comportements antisociaux violents, tel qu’évalués par l’enseignant à six ans et par le garçon lui-même à dix-sept ans. Cet effet interactif indique que les complications durant l’accouchement augmentent le risque de présenter des comportements violents parmi des garçons provenant de familles où l’adversité est élevée. De plus, cette interaction a expliqué une partie de la stabilité des comportements agressifs depuis l’enfance jusqu’à l’adolescence. Les résultats ont aussi démontré que cet effet n’est pas spécifique aux comportements antisociaux violents à l’adolescence puisque les comportements antisociaux non violents sont également prédits par l’interaction entre les complications sévères durant l’accouchement et l’adversité familiale durant l’enfance. La deuxième étude a évalué dans quelle mesure les perturbations durant la grossesse telles qu’indiquées par les anomalies physiques mineures, l’adversité familiale à six ans et leur interaction prédisent les comportements violents durant l’adolescence. L’échantillon examiné est formé d’un sous-groupe de garçons provenant du large échantillon de l’étude précédente. Les anomalies furent évaluées lors d’une visite de ces garçons en laboratoire alors qu’ils avaient 14 ans. Les résultats ont indiqué qu’aucune interaction entre les anomalies physiques et l’adversité familiale durant l’enfance ne prédit les comportements antisociaux à dix-sept ans. Toutefois, les anomalies de la bouche prédisent spécifiquement les comportements violents durant l’adolescence. Ces deux études soulignent (1) l’importance des déterminants biologiques dans l’étude de l’étiologie des comportements violents, (2) l’apparition précoce dès la petite enfance des effets d’un processus interactif entre les complications périnatales et l’adversité familiale et (3) la contribution spécifique des complications sévères durant l’accouchement et des anomalies de la bouche dans la prédiction des comportements antisociaux. (Abstract shortened by UMI). » (proquest)