La double problématique toxicomanie et négligence parentale

La double problématique toxicomanie et négligence parentale

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La double problématique toxicomanie et négligence parentales

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Référence bibliographique [6547]

Québec. Comité permanent de lutte à la toxicomanie. 1999. La double problématique toxicomanie et négligence parentale. Avis du Comité permanent de lutte à la toxicomanie à la Ministre de la Santé et des Services sociaux et au Ministre délégué à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse. Montréal: Gouvernement du Québec, ministère de la Santé et des Services Sociaux, Comité permanent de lutte à la toxicomanie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le défi, face à la problématique de la négligence parentale, et encore plus face à la double problématique ’négligence parentale et toxicomanie’, est de trouver des moyens de concilier l’intérêt et les droits de l’enfant, d’une part, et la primauté de la responsabilité parentale, d’autre part. Le CPLT souhaite participer, par le présent Avis, à l’effort collectif visant à relever ce défi. » (p. 2)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Connaissances actuelles au sujet de la double problématique toxicomanie et négligence parentale;
- Informateurs clés des milieux les plus directement concernés par cette double problématique.

Instruments :
Réunion des informateurs clés

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« En se penchant sur la situation des mères toxicomanes, le Comité permanent de lutte à la toxicomanie (CPLT) avait fait ressortir [...] la très grande difficulté de concilier les besoins de la mère et ceux de l’enfant. Il soulignait que ''Les professionnels qui interviennent auprès des mères toxicomanes sont continuellement confrontés à la difficulté qui consiste, d’une part, à respecter le besoin légitime de la mère de garder son enfant avec elle, de s’en occuper elle-même, de préserver sa relation avec lui et, d’autre part, à assurer la protection de l’enfant. Les professionnels sont placés en situation de ’gestion des risques’. Ils doivent constamment se demander : ’jusqu’où puis-je aller dans l’aide et le soutien à apporter à la mère, sans compremettre la sécurité ou le développement de l’enfant?’ '' [...] Il n’y a pas de solution magique face à ces dilemmes. Il n’y a pas de recette universelle pour ’régler’ ces situations problématiques. La seule chose absolument certaine, c’est que la complexité de ces problèmes sociaux commande des réponses multiples, impliquant différents acteurs, dont les actions doivent être coordonnées. Les familles dont il est ici question sont des familles en très grande détresse, aux prises avec des problèmes multiples, et pour leur venir en aide, il faut privilégier une approche globale. Il faut intervenir auprès de la famille en tant que système et éviter le morcellement des interventions. Tout doit être mis en oeuvre pour prévenir ou mettre fin aux situations de négligence, mais tout doit aussi être mis en oeuvre pour éviter le placement de l’enfant [...] et pour maintenir, voire développer, la relation parent/enfant. Des efforts doivent être faits pour identifer les forces du système familial et pour les utiliser, plutôt que de ne mettre le focus que sur les faiblesses. Toutes les ressources du système élargi et de la communauté doivent aussi être mises à contribution. Devant une telle multiplicité de problèmes et une telle complexité, un seul dispensateur de services ne peut agir seul. Cependant, les interventions devraient être intégrées dans un plan conjoint, coordonné par la ressource qui a la place majeure de l’intervention et, si possible, par l’intervenant qui constitue la personne la plus significative pour la famille. » (pp. 17-18)