La famille reconstituée par la biologie des flous du droit au droit floué

La famille reconstituée par la biologie des flous du droit au droit floué

La famille reconstituée par la biologie des flous du droit au droit floué

La famille reconstituée par la biologie des flous du droit au droit floués

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Référence bibliographique [6459]

Revue juridique Thémis, vol. 33, no 2, p. 372-401.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’objectif de cet article est de se questionner sur la place du droit de la famille dans la transformation de la conception des êtres sous l’impact des technologies de reproduction.

2. Méthode


Type de traitement des données :
Essai

3. Résumé


« Devant la production technicisée et sérielle du vivant, dont les uns sont destinés à naître et les autres à n’être qu’objets de recherche et viviers industriels, devant l’appropriation du patrimoine génétique, l’effritement des frontières entre les espèces et l’actuel remodelage généralisé du vivant : c’est l’objet, les frontières, les fonctions du droit de la famille qui, faute d’un indispensable retour à la philosophie et à l’épistémologie du droit, risque d’être lui-même floué par la démesure de ces dérives technologiques qui nous boutent littéralement hors de l’humanité, du moins celle que nous connaissons. Quand, propulsés par les technologies du vivant, les enjeux du patrimoine génétique font désormais pâlir ceux du patrimoine familial, au point où les objets mêmes du droit de la famille, personnes et filiations, sont en voie de dilution, le droit de la famille peut-il laisser ces questions dans le flou... sans risquer d’être littéralement floué ? Le droit n’a-t-il pas pour mission de penser globalement l’être et la société autrement qu’à travers le prisme des conceptions techniciennes et ’managériales’ réduites à spéculer sur les modalités de mise en marché de l’être et de son corps. Le droit ne doit-il pas résister à la soumission aux principes utilitaristes incompatibles avec les principes fondamentaux ? Le droit ne doit-il pas éviter que la norme publique ne serve à privatiser nos potentiels descendants et les ’communaux génétiques’ de la planète ? ». (p. 4-5)