Forme d’union et fécondité conjugale au Bénin

Forme d’union et fécondité conjugale au Bénin

Forme d’union et fécondité conjugale au Bénin

Forme d’union et fécondité conjugale au Bénins

| Ajouter

Référence bibliographique [5965]

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Notre objectif est d’examiner l’impact de la forme d’entrée en première union (légale vs non formelle) sur la fécondité conjugale (i.e. le nombre d’enfants nés-vivants dans l’union) ainsi que les mécanismes de cette relation. » (résumé)

Questions/Hypothèses :
« Nous avons théoriquement supposé que l’union non formelle est, toutes choses légales par ailleurs, moins féconde que l’union légale, et que cet impact transite par le statut socio-économique de la femme, probablement plus élevé dans l’union non formelle que dans celle légale. Le statut socio-économique est censé dépendre des facteurs agissant à divers niveaux hiérarchiques de l’environnement des ménages; mais, seules les caractéristiques individuelles disponibles dans les données ont été prises en compte dans les modèles de régression linéaire multiple utilisés dans l’étude. » (résumé)

2. Méthode



Échantillon/Matériau :
- Les données de l’Enquête sur la Fécondité au Bénin de 1982 et celles de l’Enquête démographique et de Santé du Bénin de 1996.
- 24 femmes en union non formelle

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu et statistique

3. Résumé


« Nous trouvons, comme attendu, que l’union non formelle, non discriminante en 1982, devient très significativement moins féconde que l’union légale en 1996. Il s’est donc dégagé un changement à la baisse (significatif à 10%) de l’effet de l’union non formelle entre les deux enquêtes. Par ailleurs, une diminution significative (à 5%) du coefficient de la constante a été observée, signe que la baisse de fécondité conjugale s’est produite simultanément dans les deux formes d’union au cours de la période intercensitaire, mais de façon plus prononcée dans l’union non formelle. Les autres variables explicatives, permettant de contrôler l’effet brut de la forme de l’union, se révèlent tout aussi importantes dans l’explication des variations de la fécondité conjugale. La durée de l’union demeure le plus important facteur explicatif; elle indique une très forte et significative corrélation positive avec la parité atteinte dans l’union. Mais, contrairement à notre attente, cette variable ’durée de l’union’ ainsi que les autres variables de contrôle ne modélisent dans leur ensemble qu’une faible proportion (seulement 30%) de l’effet brut de l’union non formelle.
L’étude fournit donc peu d’évidence au sujet des mécanismes de l’impact de la forme d’union sur la fécondité conjugale, notamment à cause des données disponibles qui ne permettent pas de modéliser les effets des facteurs contextuels, des caractéristiques des ménages et de plusieurs facteurs individuels pertinents. Ce résultat, à priori décevant, semble cependant très intéressant. Il suggère, en effet, qu’au-delà des variables explicatives traditionnellement utilisées, la forme d’union est une variable qui s’ajoute à la prédiction des comportements de fécondité. » (résumé)