L’expérience scolaire et sociale de jeunes d’origine immigrante dans trois écoles de milieux pluriethniques et défavorisés de Montréal

L’expérience scolaire et sociale de jeunes d’origine immigrante dans trois écoles de milieux pluriethniques et défavorisés de Montréal

L’expérience scolaire et sociale de jeunes d’origine immigrante dans trois écoles de milieux pluriethniques et défavorisés de Montréal

L’expérience scolaire et sociale de jeunes d’origine immigrante dans trois écoles de milieux pluriethniques et défavorisés de Montréals

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Référence bibliographique [520]

Potvin, Maryse, Carignan, Nicole, Audet, Geneviève, Bilodeau, Angèle et Deshaies, Suzanne. 2010. L’expérience scolaire et sociale de jeunes d’origine immigrante dans trois écoles de milieux pluriethniques et défavorisés de Montréal. Montréal: Centre de santé et de services sociaux, Centre affilié universitaire de Bordeaux-Cartierville–Saint-Laurent.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette étude « […] documente l’expérience scolaire et sociale (Dubet, 1994) des jeunes en milieux pluriethniques et défavorisés dans le but, notamment, de soutenir l’adéquation des interventions à leur réalité. » (p. v)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon comprend vingt-quatre jeunes d’origines ethniques variées et dix acteurs en relation avec ceux-ci. Huit jeunes fréquentaient l’école primaire, neuf jeunes étaient au premier cycle du secondaire et sept jeunes étaient au deuxième cycle du secondaire.

Instruments :
- Guide d’entretien semi-directif pour les entrevues avec les acteurs en relation avec les jeunes
- Canevas d’entretien pour les discussions de groupe

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Cette étude conduit à dégager plusieurs constats. Premièrement, ces jeunes semblent connaître une pauvreté ‘situationnelle’, liée à leur migration au Québec, plutôt qu’une pauvreté ‘générationnelle’ (Payne, 1998). […] Deuxièmement, le discours de ces jeunes révèle la présence d’une logique d’intégration fortement marquée par l’adhésion aux orientations de l’école et aux promesses d’intégration et de mobilité sociales associées à la diplômation [sic]. […] Troisièmement, si les jeunes souscrivent, à première vue, aux objectifs formels de l’institution scolaire, l’école demeure, pour quelques-uns, un monde à part, distinct du monde familial ou social. […] Enfin, au plan de leur construction comme sujet, les discours des jeunes expriment une certaine prise de distance du statut d’immigrant. Ils ne se perçoivent pas comme des jeunes qui auraient cumulé des handicaps scolaires et sociaux en raison d’un apprentissage tardif du français, d’écarts culturels ou de retards et ‘déclassements’ attribués aux écarts entre systèmes scolaires (du pays d’accueil et du pays d’origine). Au contraire, ils estiment, dans l’ensemble, avoir une vie normale et pleine d’opportunités, se perçoivent comme étant engagés dans ce qu’ils font, pensent qu’ils réussissent ce qu’ils entreprennent, qu’ils disposent d’atouts (dont le multilinguisme) et qu’ils ont un appui parental relativement soutenu. » (p. v-vi)