Évaluation de l’implantation du Programme de soutien intensif aux familles, PSIF

Évaluation de l’implantation du Programme de soutien intensif aux familles, PSIF

Évaluation de l’implantation du Programme de soutien intensif aux familles, PSIF

Évaluation de l’implantation du Programme de soutien intensif aux familles, PSIFs

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Référence bibliographique [4466]

Évaluation de l’implantation du Programme de soutien intensif aux familles, PSIF. Sainte-Marie (Québec): Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches, Direction de santé publique, Service de surveillance/recherche/évaluation.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Ainsi, la présente étude s’inscrit en continuité avec les travaux déjà réalisés aux CJCA et se veut un pas de plus dans le processus d’évaluation. Elle constitue un prélude incontournable à la conduite éventuelle d’une évaluation d’efficacité de ce programme en apportant une vision claire de ce qui a effectivement été actualisé dans le cadre PSIF, à la fois au sein des CJCA et des CLSC pilotes.
Plus précisément, la présente étude cherche à déterminer si le programme a été implanté tel que prévu; à identifier les activités qui sont effectivement dispensées sur le terrain et, s’il y a lieu, les modifications qui y ont été apportées en cours de route et finalement à circonscrire les facteurs favorisants et contraignants à une telle implantation. » (p. 18)

Questions/Hypothèses :
« L’évaluation réalisée est une évaluation de l’implantation de programme. Plus particulièrement, elle vise à :
- Établir le portrait de la clientèle rejointe et déterminer si celle-ci correspond à la clientèle visée par le programme;
- Examiner le processus d’implantation du programme, de son fonctionnement et du processus de collaboration dans le cadre du PSIF, que ce soit au moment de la référence ou encore lors de l’intervention, et en faire ressortir les aspects satisfaisants et les améliorations souhaitables;
- Déterminer jusqu’à quel point les interventions réalisées correspondent aux caractéristiques retenues par le PSIF; identifier les principales raisons pouvant expliquer les écarts observés s’il y en a et en faire ressortir les éléments satisfaisants et les améliorations possibles;
- Obtenir un aperçu des résultats à court terme du programme en décrivant le milieu de vie des jeunes à la fermeture du dossier. » (p. 23)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- 86 dossiers de familles suivies dans le cadre du PSIF;
- 19 intervenants et responsables du programme, répartis en cinq rencontres regroupant de trois à sept personnes, ainsi que deux entrevues individuelles.

Instruments :
- Guide d’analyse des dossiers;
- Guide d’entretien semi-directif pour discussion de groupe;
- Guide d’entretien individuel semi-directif.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Le Programme de soutien intensif aux familles [PSIF] mis en place dans la région de la Chaudière-Appalaches vise à préserver l’intégrité de l’entité familiale par une appropriation par les parents de leurs responsabilités parentales et la création d’un réseau personnel de soutien ou encore à réunifier le plus rapidement possible des entités familiales dont l’intégrité a dû être dissoute momentanément en raison de crises familiales, de conflits internes ou de non-réponse aux besoins essentiels des jeunes. Pour ce faire, ce programme s’adresse à une clientèle répondant à des critères spécifiques et présente des modalités d’application et des moyens d’intervention particuliers qui se distinguent des services habituellement offerts. » (p. 5)
« En fin de compte, cette étude offre une image juste de la situation actuelle et permet d’identifier des voies de réflexion et d’amélioration du programme parmi lesquelles il faudra certainement établir des priorités. Quels que soient les orientations retenues et les remaniements souhaités dans la définition du programme comme dans sa mise en œuvre sur le terrain, il importe que les principaux acteurs impliqués dans l’actualisation du PSIF soient partie prenante et qu’ils partagent une vision commune quant au rôle et à la place du PSIF dans le système actuel. Par ailleurs, des efforts doivent être consentis afin d’actualiser et de conserver les modalités et les moyens d’interventions spécifiques au PSIF, notamment dans le contexte actuel de déploiement du programme à l’ensemble des CLSC de la région et au sein d’un système en changement. Dans ce cadre, il serait important que les acteurs concernés voient à partager cette vision avec leurs partenaires, de même qu’à la véhiculer et à la transmettre lors de l’intégration de nouveaux intervenants ou de nouveaux responsables.
De plus, idéalement, le point de vue de la clientèle devrait aussi être considéré. Par exemple, il serait pertinent de recueillir leur opinion concernant les modalités particulières du PSIF et son utilité dans l’amélioration de leur situation. Finalement, des informations quant aux résultats à plus long terme et au cheminement des familles rencontrées dans le cadre du PSIF permettraient également d’évaluer l’utilité et l’efficacité du PSIF. L’examen des résultats à plus long terme ne devrait pas seulement reposer sur des statistiques associées aux placements, mais il devrait aussi explorer la présence de changements ou d’améliorations dans la situation des familles suivies, tel que prévu dans le programme ou même de façon plus globale. Toutefois, l’examen de l’efficacité du programme ne peut être dissocié d’un regard sur son implantation afin de pouvoir mettre en relation les résultats observés avec la réalité actualisée. Ainsi, à la suite des décisions qui seront prises dans les prochains mois et de l’ampleur des remaniements qui seront suggérés au programme dans sa définition ou dans son actualisation sur le terrain, il sera important de déterminer le meilleur moment pour mesurer les effets à plus long terme du programme. » (pp. 7-8)