La discipline des enfants au Québec : normes et pratiques des parents en 2004

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La discipline des enfants au Québec : normes et pratiques des parents en 2004s

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Référence bibliographique [3855]

La discipline des enfants au Québec : normes et pratiques des parents en 2004. Québec: Gouvernement du Québec, Institut de la statistique du Québec.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ces premiers résultats permettent de dresser un portrait provincial de la situation actuelle quant aux attitudes et aux pratiques des parents à l’égard de la discipline et des châtiments corporels envers les enfants. » (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
3148 mères et 953 pères d’enfants de 0 à 17 ans, vivant au moins 50 % du temps avec l’enfant.

Instruments :
- Guide d’entretien téléphoniques en français et en anglais;
- Échelle de résolution de conflits parent-enfant (Strauss et al., 1998).

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« L’enquête réalisée en 1999 avait montré que les mères les plus favorables au recours à la punition corporelle rapportent davantage ce type de conduites envers l’enfant. L’enquête précédente avait aussi montré que la punition corporelle est rarement utilisée seule puisque les parents qui y ont recours rapportent également d’autres conduites comme crier, hurler, insulter ou menacer l’enfant. En 2004, les mères déclarent moins souvent le recours à la violence physique mineure envers l’enfant par un adulte du ménage qu’en 1999. Par ailleurs, cette baisse de la violence physique mineure est contrebalancée par un recours plus fréquent à des épisodes d’agression psychologique. À l’instar de la diminution observée dans le recours à la punition corporelle, une diminution des attitudes en faveur de cette méthode depuis cinq ans est également notée. Bien que l’on assiste à une diminution des attitudes parentales favorables à la punition corporelle, les points de vue demeurent partagés sur la question. En effet, c’est près du quart des mères qui croient que certains enfants ont besoin d’une tape pour apprendre à bien se conduire. C’est aussi plus de la moitié qui croit que les parents qui donnent des tapes à leurs enfants ont raison de le faire. Des normes sociales différentes à propos de l’éducation des enfants semblent ainsi encore cohabiter au sein de la population québécoise. » (pp. 1-2)
« En somme, les résultats de l’enquête font clairement ressortir la nécessité de soutenir davantage les parents dans leur rôle. De fait, même si les méthodes coercitives sont de moins en moins approuvées socialement, une approche éducative trop permissive est clairement désavouée. Les parents semblent faire la distinction entre, d’une part, l’autorité parentale nécessaire pour que l’enfant se développe et, d’autre part, l’utilisation de la violence dans la gestion des conflits. La promotion de méthodes alternatives fermes mais non violentes devrait mobiliser les acteurs sociaux dans les prochaines années dans une optique de protection et de développement optimal des enfants, un enjeu de société important. » (p. 6)