L’État face aux solidarités familiales à l’égard des parents fragilisés : substitution, soutien ou responsabilisation. Les cas français et québécois

L’État face aux solidarités familiales à l’égard des parents fragilisés : substitution, soutien ou responsabilisation. Les cas français et québécois

L’État face aux solidarités familiales à l’égard des parents fragilisés : substitution, soutien ou responsabilisation. Les cas français et québécois

L’État face aux solidarités familiales à l’égard des parents fragilisés : substitution, soutien ou responsabilisation. Les cas français et québécoiss

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Référence bibliographique [3641]

Lavoie, Jean-Pierre, Grand, Alain, Guberman, Nancy et Andrieu, Sandrine. 2005. «L’État face aux solidarités familiales à l’égard des parents fragilisés : substitution, soutien ou responsabilisation. Les cas français et québécois». Dans Prendre soin d’un proche âgé : les enseignements de la France et du Québec , sous la dir. de Serge Clément et Lavoie, Jean-Pierre, p. 21-83. Ramonville Saint-Agne (France): Éditions Érès.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce chapitre tend à définir le rôle des États québécois et français à l’égard de la prise en charge des personnes âgées fragilisées et l’influence que celui-ci peut avoir sur les solidarités familiales.

Questions/Hypothèses :
« Quelle lecture faire de ces dispositifs mis en place en France et au Québec? Comment se positionnent ces deux États? Quelle influence ont ces dispositifs sur les solidarités familiales à l’égard des personnes âgées fragilisées? » (p. 76)

2. Méthode


Instruments :
Diverses références portant sur la thématique

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Ce chapitre constitue une analyse comparative des États français et québécois sur la prise en charge des personnes âgées fragilisées, les dispositifs mis en place par ces États, leur influence sur les solidarités familiales. Pour ce faire, les auteurs nous exposent aux trois régimes d’État providence (libéral, conservateur ou corporatiste, social-démocrate), à quelques repères, à un rappel historique des évolutions françaises et québécoises depuis 1960 et aux dispositifs français et québécois.
Cette analyse révèle que l’« État québécois semble donc s’inscrire dans la mouvance anglo-saxonne notée au début de ce chapitre. L’État s’en remet de plus en plus aux familles, et accessoirement aux ressources de la communauté pour l’aide et les soins aux personnes âgées fragilisées. Comme le Royaume-Uni, c’est bien davantage par le rationnement des services que par la voie légale qu’il tente de mobiliser les familles. Il faudra voir dans quelle mesure la nouvelle politique de services à domicile renversera cette tendance des vingt dernières années. Quant à la France, avec son dispositif légal sédimenté, mais contraignant, les tentatives de l’État de limiter son investissement dans les systèmes de protection à la vieillesse fragilisée semblent plus modestes qu’au Québec. » (p. 83) « L’enjeu des années à venir sera probablement dans la capacité de résistance des États à une évolution trop souvent présentée comme inéluctable, d’autant plus que le potentiel d’aide et de soins des aidantes va aller en s’effondrant, en France et au Québec, avec la chute de l’effectif des générations postbaby-boom et l’augmentation de l’activité professionnelle chez les femmes, sans parler du désir croissant d’autonomie dans les familles. » (p. 83)