Définitions de l’aide : des experts aux ''profanes''

Définitions de l’aide : des experts aux ''profanes''

Définitions de l’aide : des experts aux ''profanes''

Définitions de l’aide : des experts aux ''profanes''s

| Ajouter

Référence bibliographique [3573]

Membrano, Monique, Vézina, Jean, Andrieu, Sandrine et Goulet, Virginie. 2005. «Définitions de l’aide : des experts aux ''profanes''». Dans Prendre soin d’un proche âgé : les enseignements de la France et du Québec , sous la dir. de Serge Clément et Lavoie, Jean-Pierre, p. 85-136. Ramonville Saint-Agne (France): Éditions Érès.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce chapitre vise à examiner la notion d’aide auprès des personnes âgées fragilisées.

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« La notion d’aide accompagne, dans le champ de la gérontologie, la notion de dépendance en France, et de perte d’autonomie au Québec, qui, apparue dans les années 1973-1975, met sur le devant de la scène une définition médicale et déficitaire de la vieillesse (Ennuyer, 2002). [...] La notion d’aide caractérise d’abord les actions accomplies par les professionnels des services gérontologiques auprès des vieilles personnes. [...] Elle relève comme certains chercheurs le font remarquer, d’une conception technicienne de la relation [...], et surtout - il s’agit sans doute là de sa faiblesse majeure -, d’une conception unilatérale d’une action qui est en réalité une relation. Son transfert du domaine professionnel à celui des relations familiales ne peut se faire sans distorsion et sans précaution sur le plan de la recherche. [...]
Par ailleurs, ce type de rapports à des proches a pu être qualifié par d’autres notions telles que le soutien, le support, le secours, le soin, l’assistance, mais c’est l’aide qui s’est imposée [...], en même temps qu’apparaissait le fardeau [...] quand il s’est agi d’en mesurer les effets sur l’aidante. » (p. 85-86)
Ce chapitre propose une recension de la notion d’aide, de ses aspects sémantiques, méthodologiques, de la notion de fardeau, de la création de catégories telles que les aidants, aidants principaux et secondaires, les types d’aidants, la définition profane de la situation d’aide, les processus de désignation, les étapes de prise en charge et des relations intergénérationnelles et intragénérationnelles.
« Les recherches sur l’aide à la vieillesse ont porté majoritairement sur les aidantes, sur les interfaces entre professionnels et familiaux. [...] Les approches par le lien générationnel ont contribué à donner une dimension positive et dynamique à la relation d’aide, en l’inscrivant dans une histoire. Cependant, la plupart de ces recherches ont fait l’impasse sur un maillon essentiel de la relation : la personne aidée définie encore comme dépendante ou encore âgée, ou encore vieillissante, fragilisée, vulnérable. Les mots sont nombreux pour la qualifier, mais elle n’apparaît jamais véritablement comme le sujet des débats. La recherche du sens de l’investissement familial semble, la plupart du temps, unilatérale. Quand on s’interroge sur ce qui amène certaines personnes à vouloir faire ’œuvre familiale’, en s’impliquant dans le soutien à leurs parents, on ne se pose pas forcément la question de la position de la personne concernée par cette action. » (p. 130-131)