Naître ou ne pas naître en Inde du Nord-Ouest : Préférence pour les garçons et discrimination envers les filles

Naître ou ne pas naître en Inde du Nord-Ouest : Préférence pour les garçons et discrimination envers les filles

Naître ou ne pas naître en Inde du Nord-Ouest : Préférence pour les garçons et discrimination envers les filles

Naître ou ne pas naître en Inde du Nord-Ouest : Préférence pour les garçons et discrimination envers les filless

| Ajouter

Référence bibliographique [357]

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’auteure vise «[...] à décrire et à tenter de comprendre l’expérience quotidienne de la préférence culturelle pour les garçons et de la discrimination envers les filles.» (p.3)

Questions/Hypothèses :
«En considérant l’actuel déséquilibre démographique en Inde, quels sont les mécanismes sociaux et les dynamiques familiales qui permettent la reproduction générationnelle de la préférence pour les garçons et les discriminations envers les filles?» (p. 104)

2. Méthode


Type de traitement des données :
L’échantillon est constitué de «[...] 20 femmes vivant dans les villes de New Delhi et Mumbai.» (p. 64)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Plusieurs chercheurs ont constaté un déséquilibre démographique important (ratio homme/femme [rapport de masculinité]) en Inde du Nord-Ouest: une forte préférence pour la naissance des garçons qui mènerait à des pratiques reproductives souvent discriminatoires envers les filles (avortement sexo-sélectif, infanticide et négligence des fillettes) est suspecté d’être responsable du phénomène. Dans les villes de New Delhi et Mumbai, auprès de femmes mariées issues de milieux socio-économiques différents, j’ai tenté de comprendre comment les femmes vivent au quotidien la préférence pour les garçons et d’explorer pourquoi elles reproduisent ces préférences et discriminations envers garçons et filles dans leurs pratiques reproductives et dans l’éducation de leurs enfants. Les femmes rencontrées, vivant de la violence quotidienne et symbolique de l’enfance à l’âge adulte semblent constamment se mouvoir à travers des processus d’insécurisation. Les actions de ces femmes, qui se déploient dans ce contexte patriarcal, mettraient en lien la sécurité au mariage, à la protection masculine et à la naissance de fils.» (p. ii)