Les nouveaux usages sociaux de l’adoption

Les nouveaux usages sociaux de l’adoption

Les nouveaux usages sociaux de l’adoption

Les nouveaux usages sociaux de l’adoptions

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Référence bibliographique [2371]

Ouellette, Françoise-Romaine. 2007. «Les nouveaux usages sociaux de l’adoption ». PRISME, no 46, p. 152-167.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Dans cet article, je veux mettre en lumière le fait trop souvent banalisé que notre adoption implique toujours une rupture des liens antérieurs de l’enfant, alors même que les enfants adoptés n’ont pas tous prioritairement besoin d’une filiation de remplacement. » (p. 152)

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« La famille d’aujourd’hui est d’abord valorisée pour ses dimensions relationnelles et affectives, ce qui a grandement contribué à dégager la famille adoptive du secret et de la marginalité. L’adoption est maintenant un projet parental ouvertement revendiqué, autant par des célibataires et par des conjoints de même sexe que par des couples hétérosexuels, et pour des enfants de profils très variés. Les professionnels et les autorités publiques en protection de l’enfance en font de plus en plus la promotion. Par contre, les effets juridiques de l’adoption font peu l’objet de questionnements ou de débats, comme s’ils allaient de soi ou étaient inévitables, alors même qu’ils modifient radicalement la filiation de l’enfant concerné et, de ce fait, ses principaux liens d’appartenance et son identité. [...] En reprenant sous forme très condensée des analyses que j’ai publiées ailleurs (note 1), je décris brièvement le contexte de diversification des usages sociaux de l’adoption qui devrait nous inciter à reconsidérer l’encadrement législatif de l’adoption et les pratiques cliniques en protection de la jeunesse afin d’assurer, lorsque cela est possible et souhaitable, une certaine continuité des liens entre l’enfant et sa famille d’origine (note 2). »