Enquête qualitative sur les représentations de la conjugalité au Québec

Enquête qualitative sur les représentations de la conjugalité au Québec

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Référence bibliographique [2173]

Enquête qualitative sur les représentations de la conjugalité au Québec. Montréal: Institut national de la recherche scientifique - Centre Urbanisation Culture Société.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le présent document est un rapport d’expertise demandé par Goldwater, Dubé pour faire état des différences et des similitudes dans les représentations de la conjugalité entre conjoints de fait, d’une part, et d’autre part, les conjoints mariés. [...] Nous nous sommes intéressés principalement aux représentations sociales des conjoints et, dans une moindre mesure, à leurs pratiques par le biais de ce qu’ils nous ont rapporté. » (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« [...] 30 conjoints mariés et 30 conjoints de fait vivant ensemble depuis au moins 3 ans ou ayant un enfant de la présente union. Ces personnes, âgées entre 23 et 52 ans, sont d’origine canadienne-française et vivent principalement dans les grands centres urbains du Québec ou en périphérie des grands centres (villes et campagnes). » (p. i)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Il ressort de l’ensemble de cette étude que les conjoints mariés et les conjoints de fait ayant partagé une certaine durée de vie commune (ou ayant eu une enfant) ont une vision très similaire de la conjugalité. La majorité estime d’ailleurs qu’il n’y a pas de différences entre les deux types d’union, et ce, notamment au niveau de l’engagement, de la confiance, de la fidélité et de la solidarité entre conjoints. L’analyse montre par ailleurs, une très grande acceptation sociale des unions de fait au Québec et inversement, on constate que le mariage véhicule, pour certains, une connotation négative. L’analyse montre que les questions juridiques sont prises en compte par une minorité de personnes dans la décision de se marier ou non. La grande méconnaissance de la loi ainsi que l’importance de l’idéologie amoureuse dans les rapports conjugaux contemporains appuient cette conclusion avec force. Comme nous le verrons dès le premier chapitre, la conjugalité s’est transformée radicalement au cours du dernier siècle. Les transformations de l’intimité, signalées par les théoriciens de la modernité, se sont accompagnées d’un recul des normes sociales et des régulations institutionnelles de la vie maritale. Mais au-delà des choix individuels, on observe que l’idéologie amoureuse, l’institution familiale, ainsi que plus largement les structures sociales, économiques et juridiques marquent profondément les choix en regard du mariage. » (p. 2)