Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution

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Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solutions

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Référence bibliographique [20753]

Frenette, Michèle, Boulebsol, Carole, Lampron, Ève-Marie, Chagnon, Rachel, Cousineau, Marie-Marthe, Dubé, Myriam, Lapierre, Simon, Sheehy, Elizabeth et Gagnon, Charlotte. 2018. Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution. Montréal: Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale; Fédération des maisons d’hébergement pour femmes; Regroupement québécois des CALACS; Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle; Service aux collectivités de l’Université du Québec à Montréal.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif général de la recherche est d’explorer l’accès des femmes victimes de violence (conjugale, sexuelle et/ou exploitation sexuelle) au système de justice pénale au Québec, selon l’expérience de ces dernières, à partir de laquelle sont identifiés des obstacles et des leviers à l’accès à la justice.» (p. 7)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Pour cette étude, «52 femmes, vivant dans 10 régions du Québec, ont été rencontrées en [entrevue].» (p. 8)

Instruments :
- Guide d’entretien semi-directif
- Guide d’entretien de groupe

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«En somme, les participantes […] ont fait écho à celles rencontrées dans le cadre d’autres études en soulignant des éléments qui relevaient à la fois d’une confiance minée envers le système de justice en général (crainte de ne pas être crues, que leur sécurité et celle de leurs enfants ne soient pas assurées, manque de confiance envers le système pour obtenir justice, messages dissuasifs reçus de l’entourage et des acteurs-trices judiciaires) et des conséquences de la violence qu’elles ont vécue pour expliquer le fait qu’elles n’aient pas porté plainte après avoir été victimes de violence.» (p. 51-52) En effet, il s’est avéré que «[l]’entourage des femmes les a […] découragées de porter plainte, parfois sous le prétexte de vouloir préserver la famille. Finalement, plusieurs proches ne comprenaient pas les dynamiques de violence que vivaient les femmes, ce qui pouvait contribuer à leur isolement.» (p. 44) En outre, certaines «femmes issues de l’immigration récente et victimes de violence, en particulier si elles sont isolées ou subissent du contrôle (ex.: manipulation psychologique par le conjoint, statut précaire, etc.) disent manquer d’information ou recevoir de mauvaises informations, notamment en ce qui a trait aux conséquences de la dénonciation, à la garde des enfants, etc. Cette désinformation sur leurs droits et l’accès aux services a contribué à leur décision de ne pas porter plainte.» (p. 10)