Récits, métarécits et contrerécits des relations parent-intervenant pendant les transitions vers la maternelle en milieux marginalisés

Récits, métarécits et contrerécits des relations parent-intervenant pendant les transitions vers la maternelle en milieux marginalisés

Récits, métarécits et contrerécits des relations parent-intervenant pendant les transitions vers la maternelle en milieux marginalisés

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[L]’objectif général de recherche poursuivi est de comprendre les points de vue des parents, des éducatrices en CPE [centre de la petite enfance] et des enseignantes de maternelle quant à leurs relations lors de la transition vers la maternelle d’enfants issus de milieux marginalisés, et d’identifier comment leurs récits soutiennent ou contredisent les métarécits de la déficience, de la pédagogisation et de la maturité scolaire.» (p. 67)

Questions/Hypothèses :
L’auteure tente de répondre à la question suivante: «[c]omment les parents, les éducatrices en CPE et les enseignantes de maternelle relatent-elles leurs expériences au sujet de leurs relations pendant la transition vers la maternelle?» (p. 271)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Le groupe de participants est constitué de 4 mères ainsi que des 4 éducatrices titulaires des groupes de 4-5 ans en CPE et des 4 enseignantes de maternelle des mêmes enfants. Les enfants sont issus de trois CPE tous impliqués dans la démarche Passage à l’école depuis au moins deux ans et situés dans des quartiers identifiés vulnérables sur le plan de la maturité scolaire par les enquêtes de la Direction de santé publique de Montréal […].» (p. 69)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’analyse des résultats «a révélé plus de contradictions entre les récits des enseignantes de maternelle et des mères qu’entre les éducatrices de CPE et les mères, sans doute parce que les enseignantes ont un contact moins régulier avec les parents que les éducatrices qui côtoient les parents quotidiennement. Pour ce qui est la construction de l’identité des enfants, on note l’importance accordée aux documents d’évaluation (l’outil Passage à l’école et les bulletins scolaires), qui orientent le regard et le jugement sur l’enfant. De surcroît, les expériences vécues à travers la démarche Passage à l’école impliquent une évaluation de la maturité scolaire de l’enfant pour les éducatrices et les mères et orientent leurs actions afin de préparer l’enfant pour l’école, mais leur accordent aussi une occasion d’échanger, ce qui est apprécié par les mères et semble être source de tensions, dans certains cas, pour les éducatrices. L’analyse a aussi révélé le rôle des CPE dans la préparation des enfants pour l’école, et les définitions diverses de la forme que cette préparation pourrait prendre. Certains parents semblent perdre confiance en eux-mêmes à travers cette transition. En effet, pour la plupart, la communication quotidienne au CPE cède la place à des déceptions lors de l’entrée à l’école où les communications se passent surtout par l’écrit, et majoritairement en cas de problème.» (p. 272)