Regards des intervenants sur les stratégies de recherche d’aide des femmes issues de l’immigration victimes d’un mariage forcé marqué de violence au Québec, lorsqu’il y a présence d’enfants

Regards des intervenants sur les stratégies de recherche d’aide des femmes issues de l’immigration victimes d’un mariage forcé marqué de violence au Québec, lorsqu’il y a présence d’enfants

Regards des intervenants sur les stratégies de recherche d’aide des femmes issues de l’immigration victimes d’un mariage forcé marqué de violence au Québec, lorsqu’il y a présence d’enfants

Regards des intervenants sur les stratégies de recherche d’aide des femmes issues de l’immigration victimes d’un mariage forcé marqué de violence au Québec, lorsqu’il y a présence d’enfantss

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de ce mémoire est de mettre en lumière les stratégies de recherche d’aide et de recours aux services utilisées par les femmes immigrées victimes de mariages forcés vivant au Québec, lorsque le mariage est empreint de violence et qu’il y a présence d’enfants.» (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de «onze intervenantes […] provenant de maisons d’hébergement de la région Montréalaise, du Centre social d’aide aux immigrants et de la direction de la protection de la jeunesse [...].» (p. 68)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats montrent que «[l]’obstacle le plus important pour la femme immigrante […] paraît être [son] statut juridique. […] À l’inverse, lorsque les femmes sont rassurées sur leur statut juridique, elles deviennent plus ouvertes aux interventions susceptibles de leur permettre de sortir de la situation de violence [conjugale]. La recherche d’aide se complique toutefois lorsqu’il y a des enfants en jeu. […] Les situations sont multiples, mais la crainte reste la même: perdre le contact avec les enfants. Les intervenants relèvent en effet une crainte, parfois fondée, d’enlèvement des enfants par le père, ou la perte de la garde de ceux-ci suite à une intervention de la DPJ [Direction de la protection de la jeunesse]. Une certaine désinformation quant au rôle et aux pouvoirs des services de la protection de la jeunesse ou des autorités policières paraît expliquer pourquoi les femmes n’osent pas dénoncer la situation de violence et avoir recours aux services pour en sortir. Les intervenantes ont aussi souligné la présence d’une pression énorme subie par la famille, même lorsque celle-ci est demeurée au pays d’origine. Considérées comme les premières responsables du bon fonctionnement de la famille, les femmes sont amenées à vivre de la honte et de la culpabilité face à la situation de violence qui y prévaut les empêchant de demander de l’aide.» (p. 63-64)