Régulation de l’intimité au sein des relations conjugales : vers des stratégies plus optimales

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce projet [examine], par l’entremise de deux articles scientifiques, les liens entre les stratégies soutenant l’autonomie c. contrôlantes et les perceptions des partenaires, leurs comportements ainsi que la qualité de leur relation amoureuse.» (p. 14) «Le premier article de la thèse [s’intéresse] à la façon dont les différentes stratégies de régulation visant l’ouverture ou la fermeture sont perçues par les partenaires.» (p. 14) «Le deuxième article de la thèse [s’applique], dans un premier temps, au plan situationnel, à évaluer les relations entre les stratégies de régulation soutenant l’autonomie c. contrôlantes et le dévoilement réel (lors d’un mouvement d’ouverture) de même que l’insistance du partenaire (lors d’un mouvement de fermeture) au cours d’une conversation filmée. Dans un deuxième temps, l’étude [vise] à investiguer, au plan relationnel, les associations entre ces deux types de stratégies de régulation et la satisfaction conjugale, l’engagement relationnel, l’intimité pendant la conversation ainsi que l’attachement amoureux (évitement de la proximité, anxiété d’abandon).» (p. 15)

Questions/Hypothèses :
Dans la première étude, «il est attendu que les partenaires perçoivent les stratégies SA [soutenant l’autonomie] comme plus acceptables et efficaces que les stratégies CTL [contrôles].» (p. 15) Dans la seconde étude, «il est attendu que plus les investigateurs utiliseront des stratégies SA pendant la conversation, plus leur partenaire se dévoilera et plus les informations partagées seront de nature personnelle. Des associations opposées sont attendues pour les stratégies CTL. Concernant les stratégies de fermeture, il est postulé que plus les répondeurs feront l’usage de stratégies SA, moins les investigateurs auront recours à des demandes d’ouverture. Des relations contraires sont également attendues pour les stratégies CTL. Enfin, les stratégies SA devraient être liées de façon positive aux variables relationnelles, alors que les stratégies CTL devraient leur être négativement associées.» (p. 16)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon de la première étude est composé de 286 jeunes adultes impliqués dans une relation de couple dont la moyenne d’âge est de 23,66 ans. L’échantillon de la seconde étude est constitué de 78 couples dont la moyenne d’âge est de 22,5 ans. Les participants des deux échantillons ont été recrutés dans des cours de psychologie d’une grande université de Montréal.

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les résultats de [la] première étude ont d’abord démontré qu’il semble possible de communiquer un désir d’ouverture ou de fermeture de manière à soutenir l’autonomie de son conjoint. Plus précisément, pour les deux scénarios, soit les scénarios d’ouverture et de fermeture, les stratégies présentées se sont scindées en deux facteurs selon le niveau de soutien à l’autonomie perçu par les partenaires amoureux. [L]es résultats de l’Étude 1 ont aussi suggéré que, quelque [sic] soit le scénario, les conjoints considèrent les stratégies SA comme étant non seulement plus acceptables, mais également plus efficaces.» (p. 117) «Les résultats du second article ont d’abord montré qu’au-delà du nombre d’interventions d’ouverture et du style interpersonnel SA général, plus les individus tentent de susciter le dévoilement de leur partenaire à l’aide de stratégies SA, plus leur partenaire se dévoile et plus ces révélations sont personnelles. Alors que les stratégies d’ouverture CTL semblent nuire au sentiment d’intimité du partenaire dans l’interaction, les stratégies d’ouverture SA quant à elles, sont associées à moins d’anxiété d’abandon et dans une plus faible mesure, moins d’évitement de la proximité du partenaire. […] Les statistiques descriptives du second article ont également révélé que très peu de stratégies de fermeture semblent être utilisées par les partenaires lors de discussions à caractère semi-privé (telles celles ayant eu lieu en laboratoire). Plus important encore, lorsqu’il est question de communiquer un désir de fermeture, les partenaires semblent délaisser les stratégies SA au profit des stratégies CTL.» (p. 119)