De l’idéal à la pratique : le partage d’argent de parents d’enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme

De l’idéal à la pratique : le partage d’argent de parents d’enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme

De l’idéal à la pratique : le partage d’argent de parents d’enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme

De l’idéal à la pratique : le partage d’argent de parents d’enfants ayant un trouble du spectre de l’autismes

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Référence bibliographique [20672]

Brien-Bérard, Marie, des Rivières-Pigeon, Catherine et Belleau, Hélène. 2018. «De l’idéal à la pratique : le partage d’argent de parents d’enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme ». Recherches Féministes, vol. 31, no 1, p. 199-217.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette étude «cherche à circonscrire les dynamiques économiques entre conjoints et conjointes qui sont parents d’enfants ayant un TSA [trouble du spectre de l’autisme], alors que surviennent des charges financières importantes, une diminution des revenus, une réorganisation des rôles familiaux, et ce, dans un contexte où règne un certain idéal d’autonomie et d’indépendance dans la vie conjugale.» (p. 202)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les résultats présentés dans notre article sont issus d’un projet de recherche plus large dont l’objet consistait à analyser les dynamiques et les réseaux des familles ayant un ou une enfant qui présente un TSA. Dans le contexte de ce projet, nous avons recruté 13 familles résidant majoritairement dans l’agglomération de Montréal, mais aussi en Montérégie et dans la région de Québec […] composés de parents d’enfants ayant un TSA.» (p. 202) La présente étude repose sur la participation de 18 personnes (onze mères, une belle-mère et six pères).

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats de l’étude «révèlent que les familles d’enfants ayant un TSA ont des difficultés financières et qu’elles s’appauvrissent avec les années. Toutefois, notre étude a aussi permis de lever le voile sur les inégalités financières et les dynamiques qui se développent à l’intérieur des ménages. Plus particulièrement, on observe que ce sont très majoritairement les mères qui perdent leur autonomie financière en quittant leur emploi pour prendre soin de leurs proches. Notre analyse montre d’ailleurs à grands traits que la valeur du temps consacré aux tâches domestiques est rarement prise en considération dans les arrangements financiers des couples. La perte d’autonomie économique que vivent les mères d’enfants ayant un TSA n’est cependant pas toujours apparente au présent lorsque les deux parents mettent en commun leur revenu ou partagent les dépenses au prorata de leur revenu personnel. Ces mères s’appauvrissent néanmoins beaucoup plus que leur conjoint à court, à moyen et à long terme et celles qui ne sont pas mariées risquent fort de se trouver dans une situation très précaire dans l’éventualité d’une rupture. […] Au Québec, l’arrivée d’un ou d’une enfant conduit de nombreuses femmes à réduire leur temps de travail pour prendre soin de la famille, tandis que les hommes ont plutôt tendance à augmenter leurs heures de travail rémunéré. Les écarts de revenus se creusent alors à l’intérieur du couple […].» (p. 212)