Difficultés éthiques liées à l’intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale qui sont toujours avec leur conjoint et qui ne dénoncent pas la violence qu’elles vivent aux autorités

Difficultés éthiques liées à l’intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale qui sont toujours avec leur conjoint et qui ne dénoncent pas la violence qu’elles vivent aux autorités

Difficultés éthiques liées à l’intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale qui sont toujours avec leur conjoint et qui ne dénoncent pas la violence qu’elles vivent aux autorités

Difficultés éthiques liées à l’intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale qui sont toujours avec leur conjoint et qui ne dénoncent pas la violence qu’elles vivent aux autoritéss

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Référence bibliographique [20666]

Lalande, Célyne, Gauthier, Sonia, Bouthillier, Marie-Ève et Montminy, Lyse. 2018. «Difficultés éthiques liées à l’intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale qui sont toujours avec leur conjoint et qui ne dénoncent pas la violence qu’elles vivent aux autorités ». Nouvelles Pratiques Sociales, vol. 30, no 1, p. 1-18.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette étude «vise entre autres à identifier des moyens d’aider les intervenantes à réduire les difficultés et les conséquences négatives qu’occasionne l’intervention auprès des femmes qui ne quittent pas ou retournent dans une relation conjugale violente.» (p. 7)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Trente intervenantes psychosociales du Grand Montréal pratiquant auprès de victimes de VC [violence conjugale] depuis au moins deux ans ont été rencontrées en 2011.» (p. 7)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Lorsque les entrevues ont été analysées, 60 situations comportant des difficultés éthiques ont été identifiées. Parmi ces situations, plusieurs portaient sur le signalement des enfants exposés à la VC [...] ou étaient liées à la protection des femmes qui ne désirent pas déclarer aux autorités la violence qu’elles subissent.» (p. 8 ) L’analyse de leurs difficultés «met en lumière la complexité des situations avec lesquelles celles qui pratiquent auprès des victimes de VC sont aux prises au quotidien. De plus, ces situations permettent de constater le potentiel néfaste d’une mauvaise décision pour les femmes victimes de VC, mais aussi pour les intervenantes, qui doivent y trouver une position soutenable. De là l’importance de pouvoir bien évaluer les situations, consulter des collègues ou d’autres intervenants et avoir la possibilité de recourir à des protocoles et modèles d’intervention dans les situations à haut risque d’homicide. Encore faut-il que ces moyens soient connus, disponibles et accessibles, ce qui n’est pas le cas dans tous les organismes ni dans toutes les régions du Québec. Dans les situations complexes où le potentiel d’action des intervenantes semble limité, un plus grand accès aux outils suggérés et aux services de consultation en éthique serait de mise.» (p. 16)