Papa 2.0 au Québec. La légitimité du père dans l’utilisation des semaines parentales

Papa 2.0 au Québec. La légitimité du père dans l’utilisation des semaines parentales

Papa 2.0 au Québec. La légitimité du père dans l’utilisation des semaines parentales

Papa 2.0 au Québec. La légitimité du père dans l’utilisation des semaines parentaless

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Référence bibliographique [20648]

Harvey, Valérie. 2017. «Papa 2.0 au Québec. La légitimité du père dans l’utilisation des semaines parentales ». Cahiers de recherche sociologique, no 63, p. 67-84.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le but de cet article est d’explorer les liens entre le partage des tâches, qui continue d’être inégal au Québec, et la manière dont les parents négocient les semaines parentales, au vu des impacts que semblent avoir ces nombreuses semaines sur la spécialisation des genres.» (p. 68)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de 29 pères résidant dans les régions de Québec/Chaudière-Appalaches, la grande région de Montréal et en Estrie. La moyenne d’âge des participants est de 35 ans et tous ont déjà pris un congé paternel d’au moins trois semaines consécutives.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


À la lumière des résultats, l’auteure mentionne notamment que «[l]es hommes sentent qu’ils ne sont pas les principaux bénéficiaires du congé parental. Les semaines au choix sont assignées d’office aux mères, souvent à la suite d’un minimum de discussion dans le couple, parfois après une négociation plus houleuse, certains pères voulant prendre davantage que les cinq semaines réservées par le régime. Le père est un bon deuxième, un assistant, une aide plus ou moins essentielle à la famille. Les raisons invoquées pour justifier ce statut du père sont diverses, mais le côté économique pèse lourd étant donné que la majorité des semaines parentales ne remplacent que 55% du revenu admissible. Les pères rencontrés ayant en majorité le revenu le plus élevé de la famille, leur absence du travail représentait alors un plus grand montant à perdre. Il y a aussi cette envie de la mère d’être présente auprès de son enfant pour une année complète. Les pères qui ne prennent pas de semaines parentales et qui l’auraient désiré peuvent vivre un sentiment de frustration d’être absents lors les premiers moments importants du bébé, au même titre que la mère. Si le père voulait être là plus longtemps, ce qui n’est pas le cas de tous, il n’osera pas discuter, la mère ayant une aura de primauté sur lui.» (p. 82)