De l’idéal à la pratique : les questions d’argent

De l’idéal à la pratique : les questions d’argent

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De l’idéal à la pratique : les questions d’argents

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Référence bibliographique [20644]

Autisme : ces réalités sociales dont il faut parler , sous la dir. de Catherine Des Rivières-Pigeon, p. 69-79. Montréal: Éditions du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La recherche que nous présentons dans ce chapitre vise à décrire les enjeux financiers que connaissent les familles d’enfants autistes au Québec et à comprendre les dynamiques qui mènent celles-ci vers un appauvrissement. Elle vise également à analyser les différentes façons dont les pères et les mères se partagent les ressources et les dépenses, notamment celles qui découlent des interventions et de l’aide requises pour l’enfant. [Cette étude vise ainsi à identifier] les stratégies utilisées par les parents pour faire face au stress financier majeur auquel ils sont confrontés.» (p. 69-70)

Questions/Hypothèses :
Les auteures formulent les questions suivantes: «Dans le contexte où les parents d’enfants autistes manquent à la fois de temps et d’argent, ces enjeux font-ils l’objet de discussions au sein des couples? Les conjoints tentent-ils d’équilibrer les pertes de revenu subies par les mères lorsque celles-ci quittent leur emploi?» (p. 70-71)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de «13 familles d’enfants autistes âgés de 4 à 10 ans.» (p. 71) Elles proviennent d’une étude québécoise conduite en 2018 par les mêmes auteures.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’analyse des résultats montre que les «dynamiques vécues au sein de ces familles sont similaires, à certains égards, à celles des familles d’enfants n’ayant pas de problème de santé. Au Québec, l’arrivée d’un enfant conduit de nombreuses femmes à réduire leur temps de travail pour prendre soin de la famille, alors que les hommes ont plutôt tendance à augmenter les heures de travail rémunéré. Les écarts de revenus se creusent alors entre les conjoints. […] Ce qui distingue véritablement les parents d’enfants autistes des autres parents est l’ampleur du phénomène. Les heures devant être consacrées à ces enfants sont beaucoup plus nombreuses, le coût des services est très important et la période passée hors du marché du travail est plus longue pour les mères. Dans l’éventualité d’une rupture, ces dernières sont à risque de se retrouver dans une situation très précaire à court et à long terme si elles ne sont pas mariées. Il est donc crucial, pour ces familles, de faire une meilleure planification financière et d’aborder concrètement la question du partage de l’argent. Les résultats […] montrent donc l’urgence d’élaborer des pistes d’action pour contrer non seulement le phénomène d’appauvrissement des familles d’enfants autistes, mais également celui de la précarisation des mères au sein de ces familles.» (p. 78)