''Toutes les femmes sont d’abord ménagères'' : discours et mobilisations des féministes québécoises autour du travail ménager (1968-1985)

''Toutes les femmes sont d’abord ménagères'' : discours et mobilisations des féministes québécoises autour du travail ménager (1968-1985)

''Toutes les femmes sont d’abord ménagères'' : discours et mobilisations des féministes québécoises autour du travail ménager (1968-1985)

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans la présente étude, [l’auteure propose] une analyse des discours sur le travail ménager, ainsi qu’un examen des différentes avenues de reconnaissance envisagées par les féministes québécoises.» (p. x)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure a «procédé au dépouillement de deux journaux et d’un magazine produits par quatre collectifs […]. Il s’agit, respectivement, du journal Québécoises deboutte!, publié par le Front de libération puis le Centre des femmes, du journal Les Têtes de pioche et du magazine La Vie en rose.» (p. 32) Elle a également puisé dans des bulletins internes d’organisations, des publications gouvernementales, des rapports de recherche, des actes de colloque et des documents d’analyse.

Type de traitement des données :
Réflexion critique
Analyse de contenu

3. Résumé


À la lumière des résultats, l’auteure mentionne que «[l]e travail ménager occupe une place importante dans les discours féministes dès les premières années du mouvement, au début du XXe siècle. Les militantes s’appuient alors sur le travail des mères au foyer afin de revendiquer de nouveaux droits, en guise de reconnaissance de leur contribution à la société. Avec le renouveau féministe au début des années 1970, l’analyse du travail ménager est d’abord le fait de collectifs autonomes qui, à travers un cadre féministe inspiré du marxisme, y voient une oppression commune à toutes les femmes. Le Front de libération des femmes et le Centre des femmes théorisent les activités domestiques comme un véritable travail productif, dissocié de la féminité. Ces militantes analysent également le travail ménager à partir de son utilité pour le capitalisme et, éventuellement, envisagent le statut de ménagère comme position à partir de laquelle lutter. [Par ailleurs,] le Théâtre des cuisines, présente même une pièce de théâtre dans laquelle les ménagères déclenchent une grève. Si, dans un premier temps, les mômans revendiquent un salaire pour leur travail au foyer, les comédiennes sont toutefois forcées de revoir la conclusion, à la suite d’importantes polémiques face à cette revendication. Ces réactions témoignent d’une certaine polarisation dans les milieux féministes quant à la revendication du salaire au travail ménager […].» (p. 153)