Permanence et renouvellement des familles ouvrières : le cas du Village-aux-Oies et de la rue Forfar, 1901-1921

Permanence et renouvellement des familles ouvrières : le cas du Village-aux-Oies et de la rue Forfar, 1901-1921

Permanence et renouvellement des familles ouvrières : le cas du Village-aux-Oies et de la rue Forfar, 1901-1921

Permanence et renouvellement des familles ouvrières : le cas du Village-aux-Oies et de la rue Forfar, 1901-1921s

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce mémoire s’intéresse aux familles ouvrières de la rue Forfar dans les premières décennies du XXe siècle. Il s’articule autour des enjeux de renouvellement des populations et de l’occupation de l’espace urbain.» (p. xiii)

Questions/Hypothèses :
«L’une de nos hypothèses de travail est qu’il existe des affinités dans l’espace en fonction des profils socioprofessionnels et que ces affinités perdurent dans le temps.» (p. 27)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les recensements canadiens de 1901, 1911 et 1921 et leurs fiches nominatives sont sans contredit la pierre d’assise de cette recherche. […] La seconde source que nous désirons exploiter est le rôle d’évaluation foncière.» (p. 29) «Les annuaires du Lovell’s Montreal Directory constituent [également] une source d’une grande utilité lorsqu’il faut suivre des Montréalais à l’intérieur de la ville. […] Pour compléter ce corpus, le mémoire s’appuiera sur une série de cartes et plans d’assurance.» (p. 30)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«Une analyse spatiale de ces données montre que les regroupements sociaux reposent principalement sur deux axes: l’origine ethnique et la propriété. [En ce sens, les résultats montrent que, tout] au long de la période, la majorité des Canadiens français ont un logement contigu à une famille de même origine. Installées dans un monde ouvrier majoritairement anglophone, c’est possiblement par souci de solidarité que les familles canadiennes françaises adoptent cette stratégie.» (p. 125) L’analyse des sources révèle également «que davantage de familles se retrouvaient dans les premiers stades de leur cycle de vie en 1921. Ce rajeunissement est principalement le fait de l’immigration nord et est-européenne. [De plus, la] proportion de familles qui accueillent un logeur ou un autre membre de la famille élargie est deux fois moins importante en 1921 qu’en 1901.» (p. 126) Enfin, les résultats confirment que la «contribution financière des autres membres de la famille est chose commune sur la rue et [qu’elle] n’est pas la prérogative d’un groupe en particulier. […] Dès qu’ils en ont l’occasion, les parents mettent leur progéniture à contribution. À partir de 1911, cet aspect est encore plus vrai pour les familles issues de l’immigration récente.» (p. 128)