Vivre au cœur de '' paroisses de femmes '' dans la région de Charlevoix, 1940-1980

Vivre au cœur de '' paroisses de femmes '' dans la région de Charlevoix, 1940-1980

Vivre au cœur de '' paroisses de femmes '' dans la région de Charlevoix, 1940-1980

Vivre au cœur de '' paroisses de femmes '' dans la région de Charlevoix, 1940-1980s

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Référence bibliographique [20615]

Vivre au cœur de '' paroisses de femmes '' dans la région de Charlevoix, 1940-1980. Québec: Presses de l’Université Laval.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’auteure aborde l’impact des migrations saisonnières masculines sur les femmes restées au foyer dans la région de Charlevoix pendant la période de 1940 à 1980.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur différents types de données, notamment des fonds d’archives provenant des Archives de folklore et d’ethnologie de l’Université Laval et du centre de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. L’auteure utilise aussi un corpus provenant du Musée de la mémoire vivante à Saint-Jean-Port-Joli, dans la région de Chaudière-Appalaches. Également, 17 femmes de la région de Charlevoix ayant vécu les migrations saisonnières masculines ont été rencontrées.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Ce livre aborde la réalité des Charlevoisiennes à trois niveaux: économique, familial et communautaire. Concernant l’espace familial, l’auteure mentionne qu’il «est marqué par une succession d’absences et de présences, qu’elles ont dû apprendre à gérer. Déjà bien occupées par les tâches ménagères et le soin de leurs petits, elles devaient au surplus voir à ce que les tâches du mari soient accomplies. Celui-ci absent, elles devenaient les chefs de famille, devant prendre les décisions et faire figure d’autorité. […] La vie de femme de mari migrant en est une de constante adaptation, mais aussi d’amères déceptions, ballottée entre la tristesse des départs et l’angoisse de l’attente. […] Mais cette vie ne recelait pas que des difficultés; elle était aussi pour les femmes une source de réjouissance et d’assurance: alors même que le retour du mari créait un renouveau amoureux et familial, son absence laissait un espace d’affirmation pour les femmes, deux choses que ne pouvaient expérimenter avec la même intensité les femmes dont le mari travaillait au village. […] Enfin, l’expérience de solitude maritale que vivaient ces femmes se trouvait à être compensée par celle de la solidarité qu’elles vivaient dans l’espace communautaire. Les femmes n’étaient jamais véritablement seules, en ce sens qu’elles disposaient d’un solide réseau de soutien, composé essentiellement de leur famille.» (p. 142)