Pour des interventions anti-oppressives auprès des jeunes trans : nécessités sociales, évidences scientifiques et recommandations issues de la pratique

Pour des interventions anti-oppressives auprès des jeunes trans : nécessités sociales, évidences scientifiques et recommandations issues de la pratique

Pour des interventions anti-oppressives auprès des jeunes trans : nécessités sociales, évidences scientifiques et recommandations issues de la pratique

Pour des interventions anti-oppressives auprès des jeunes trans : nécessités sociales, évidences scientifiques et recommandations issues de la pratiques

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Référence bibliographique [20609]

Service Social, vol. 63, no 2, p. 21-34.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce texte propose un dialogue entre professions et expériences, entre le travail social et la sexologie, entre deux professionnelles impliquées dans l’intervention de terrain, la recherche communautaire et le développement de ressources et de politiques adaptées aux besoins des personnes vulnérables. Les auteures défendent une perspective située et anti-oppressive, non pas de personnes trans ou non binaires, mais d’alliées, de personnes engagées auprès des communautés depuis plusieurs années.» (p. 23)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Pour faire cette recherche, les auteures ont d’abord croisé leurs «expériences du terrain dans le développement de ressources associatives et par les pairs, l’animation de groupes de soutien et l’accompagnement clinique. [Elles ont] ensuite mené une revue de littérature sur ce qui a été publié dans les champs de la santé publique, du travail social, de la psychologie, de la sociologie en anglais et en français avec les mots clés “transgender”, “youth”, “children”, “transgenre”, “jeunes”, “enfants”. “trans*”.» (p. 23)

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


L’état des connaissances a permis aux auteures d’identifier «les interventions à favoriser pour offrir aux enfants et jeunes trans un avenir meilleur que celui qui a été largement dépeint dans les dernières décennies. Cela implique la lutte contre la discrimination et le harcèlement en milieu scolaire pour tous les jeunes différents dans leur genre et en questionnement, le soutien aux ressources communautaires, psychologiques et médicales transaffirmatives; et pour les enfants et jeunes qui ont besoin d’une prise en charge plus médicale au moment de la puberté, un accès à des ressources qui doivent travailler en fonction des dernières normes de soins [et] et dans une optique transaffirmative.» (p. 29) Par ailleurs, selon les résultats d’une étude préalable de la deuxième auteure, le «cheminement de tous les membres de la famille vers l’acceptation peut être difficile, prendre du temps, commencer par un sentiment de chocs et entraîner des conflits entre les parents comme au sein de la sphère familiale […]. Toutefois, le sentiment dominant des parents d’enfants trans semble être le désir de protéger leur enfant contre les violences et les discriminations sociales […]. Lorsqu’on travaille directement auprès des parents et des enfants concernés, il ressort qu’au Québec l’accès aux ressources reste un enjeu majeur et que des différences importantes selon les régions, urbaines ou rurales, ainsi qu’en fonction des ressources financières des parents sont à déplorer sur les terrain et au quotidien.» (p. 26-27)