Mauvais traitements allégués à l’égard d’enfants issus de la diversité ethnoculturelle : nature des signalements à la protection de la jeunesse, de leurs évaluations et typologie des familles signalées

Mauvais traitements allégués à l’égard d’enfants issus de la diversité ethnoculturelle : nature des signalements à la protection de la jeunesse, de leurs évaluations et typologie des familles signalées

Mauvais traitements allégués à l’égard d’enfants issus de la diversité ethnoculturelle : nature des signalements à la protection de la jeunesse, de leurs évaluations et typologie des familles signalées

Mauvais traitements allégués à l’égard d’enfants issus de la diversité ethnoculturelle : nature des signalements à la protection de la jeunesse, de leurs évaluations et typologie des familles signaléess

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Référence bibliographique [20608]

Service Social, vol. 63, no 2, p. 160-177.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La présente recherche […] s’intéresse à la nature des allégations de mauvais traitements à l’égard de ces enfants et à leur évaluation par la Direction de la protection de la jeunesse [DPJ].» (p. 161)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est constitué «des dossiers de 48 situations d’enfants issus de la diversité ethnoculturelle. Ces dossiers ont été sélectionnés par 24 intervenants de la protection de la jeunesse.» (p. 160) «Il s’agit d’une analyse secondaire […] de données recueillies dans le cadre d’une étude antérieure portant sur l’intervention en protection de la jeunesse auprès du groupe des minorités visibles [provenant de] deux centres jeunesse de Montréal (CJM-IU et les Centres de la jeunesse et de la famille Batshaw) […].» (p. 163)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les contenus des signalements et de leur évaluation se rapportent principalement aux critères reliés à la compromission fixés par la LPJ [Loi sur la protection de la jeunesse]. Toutefois, il existe de grandes disparités entre les dossiers, touchant autant la quantité d’informations (concernant la famille, l’enfant ou le réseau) que la qualité (points de vue de différents experts et intervenants rapportés ou éléments d’analyse). Les familles qui ont fait l’objet d’interventions antérieures de la part des services de protection ou d’autres services psychosociaux et de santé présentent des dossiers plus étayés. […] Une différence liée au cadre légal est le classement des énoncés concernant la collaboration entre les parents et les intervenants de la DPJ. [En effet,] un des critères sur lesquels se fonde la prise de décision concerne la capacité et la volonté des parents de mettre fin à la situation de compromission.» (p. 170) Par ailleurs, ce «qui distingue principalement les quatre profils familiaux [familles traversant une crise; familles qui abdiquent leur rôle parental; familles isolées; et familles éclatées] est, d’une part, la gravité des mauvais traitements (sévérité, chronicité, fréquence et conséquences pour l’enfant) et, d’autre part, la collaboration au sens des critères d’analyse légaux (capacité et volonté des parents). Ces deux dimensions influencent grandement la prise de décision quant à la compromission et aux mesures d’intervention.» (p. 171)