Les agressions sexuelles chez les femmes aînées : une réalité inconcevable

Les agressions sexuelles chez les femmes aînées : une réalité inconcevable

Les agressions sexuelles chez les femmes aînées : une réalité inconcevable

Les agressions sexuelles chez les femmes aînées : une réalité inconcevables

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Référence bibliographique [20598]

Les vieillissements sous la loupe : entre mythes et réalités , sous la dir. de Véronique Billette, Marier, Patrik et Séguin, Anne-Marie, p. 151-158. Québec: Presses de l’Université Laval.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans ce chapitre les auteures déboulonnent «les principaux mythes entourant les agressions sexuelles, soit que les femmes aînées ne peuvent être agressées sexuellement en raison de leur âge.» (p. 151)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«La difficulté à concevoir qu’une personne aînée puisse être victime d’agression sexuelle découle [entre autres] de l’opposition culturelle entre le vieillissement et sexualité active. [Lorsque] la sexualité des femmes d’âge mûr est présentée, celle-ci est souvent dépeinte comme problématique pour la stabilité de la famille nucléaire, déviante ou inappropriée, ou elle est abordée de façon humoristique.» (p. 152) Toutefois, il «ne faut pas négliger le fait que dans certains cas, les violences sexuelles [des femmes âgées] ont lieu dans le cadre de relations amoureuses et peuvent s’inscrire dans une dynamique de violence conjugale. [En outre,] les personnes aînées sont moins enclines que les plus jeunes à identifier un scénario de viol conjugal comme étant bel et bien une agression sexuelle. Rappelons que la loi reconnaissant le viol conjugal comme étant une offense criminelle ne date que de 1983 au Canada, ce qui peut influencer les personnes aînées dans leur perception de ce qui constitue “vraiment” une agression sexuelle, de ce qui relève du “devoir conjugal”. Ainsi, il importe de considérer l’impact de l’héritage sociohistorique sur la conception que les personnes aînées se font des agressions sexuelles.» (p. 154) De plus, les auteures rapportent qu’à «domicile la majorité des agressions sexuelles envers les personnes aînées sont commises par des membres de la famille.» (p. 155)