Les conséquences du décrochage scolaire et les perspectives de formation générale aux adultes : regards de femmes sur leurs trajectoires

Les conséquences du décrochage scolaire et les perspectives de formation générale aux adultes : regards de femmes sur leurs trajectoires

Les conséquences du décrochage scolaire et les perspectives de formation générale aux adultes : regards de femmes sur leurs trajectoires

Les conséquences du décrochage scolaire et les perspectives de formation générale aux adultes : regards de femmes sur leurs trajectoiress

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Référence bibliographique [20596]

L’adulte en formation... pour devenir soi : espaces, passages, débats et défis , sous la dir. de Manon Doucet et Thériault, Marie, p. 59-85. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[C]e chapitre expose les conséquences du décrochage scolaire des filles sur l’ensemble de leur trajectoire de vie.» (p. 60)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de 26 femmes majeures qui ont abandonné leurs études avant l’obtention d’un diplôme d’étude secondaire (DES) ou d’un diplôme d’études professionnelles (DEP). «Le recrutement s’est effectué par l’intermédiaire du réseau des Carrefours jeunesse-emploi dans différentes régions du Québec.» (p. 65)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les résultats montrent que les conséquences du décrochage sont variées et touchent: […] la dimension financière et professionnelle; [...] la dimension familiale [et] la dimension sociale et personnelle.» (p. 60) La recherche révèle que «si l’articulation famille-travail représente une difficulté dans la poursuite de la scolarité et, en amont, que la grossesse précoce représente un risque de décrochage, être mère renforce cependant la persévérance à la réussite scolaire une fois en FGA [formation générale des adultes].» (p. 79) De plus, l’analyse souligne que la «scolarisation des mères diminue les risques de confinement à la sphère du privé et, par extension, augmente considérablement leur participation au marché du travail, alors que celle des pères change très peu les taux de participation à celui-ci. Dans ce contexte, la nette division sexuée du travail qui caractérise l’expérience sociale des répondantes rend le retour à l’école plus ardu pour les raccrocheuses, et inenvisageable pour certaines.» (p. 81) L’auteure conclue ainsi que «la dépendance socioéconomique aux conjoints, la double charge de travail études-famille, l’absence de choix et de mobilité, l’expérience de violence et d’abus au sein de la famille et ensuite du couple, révèlent la présence de rapports de pouvoir asymétriques entre les femmes et les hommes. Ces rapports de pouvoir inégalitaires se manifestent […] dans les centres d’éducation aux adultes […]. Les trajectoires de femmes décrocheuses-raccrocheuses apparaissent ainsi particulièrement sensibles à ces rapports de pouvoir.» (p. 81-82)