Le conflit travail-famille-loisirs et l’intention de quitter l’entreprise : une analyse dans le secteur hôtelier au Québec

Le conflit travail-famille-loisirs et l’intention de quitter l’entreprise : une analyse dans le secteur hôtelier au Québec

Le conflit travail-famille-loisirs et l’intention de quitter l’entreprise : une analyse dans le secteur hôtelier au Québec

Le conflit travail-famille-loisirs et l’intention de quitter l’entreprise : une analyse dans le secteur hôtelier au Québecs

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Référence bibliographique [20591]

Mansour, Sari et Tremblay, Diane-Gabrielle. 2018. «Le conflit travail-famille-loisirs et l’intention de quitter l’entreprise : une analyse dans le secteur hôtelier au Québec ». @GRH, vol. 28, no 3, p. 65-96.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette recherche sur le secteur hôtelier québécois «propose d’examiner les effets du conflit travail-famille et du conflit travail-loisirs sur l’intention de quitter l’entreprise, en posant l’épuisement professionnel comme variable médiatrice.» (p. 69)

Questions/Hypothèses :
En tout, les auteurs formulent neuf hypothèses. Les deux premières sont les suivantes: «L’épuisement émotionnel médiatise positivement la relation entre le conflit travail-famille et l’intention de quitter. […] L’épuisement émotionnel médiatise positivement la relation entre le conflit travail-loisirs et l’intention de quitter.» (p. 73)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur la participation de 258 personnes travaillant dans le secteur hotelier québécois.

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Les résultats de cette étude «indiquent que l’épuisement émotionnel médiatise les relations entre d’une part, le conflit travail-famille et le conflit travail-loisirs et d’autre part, l’intention de quitter. Face à des conditions de travail stressantes, les personnels dans le secteur hôtelier perdent des ressources précieuses (énergie, temps, estime…) et n’arrivent pas à bien concilier la vie professionnelle, la vie familiale et le temps libre de loisirs.» (p. 86-87) L’analyse montre «que les managers ne perçoivent pas le conflit travail-loisirs comme un facteur d’épuisement, contrairement aux employés de service qui trouvent que cela suscite chez eux de l’épuisement émotionnel.» (p. 87) Également, cette étude révèle «une différence significative entre les hommes et les femmes quand il s’agit de l’effet du conflit travail-famille sur l’épuisement émotionnel. [L]es résultats indiquent que les hommes perçoivent que le conflit travail-famille a plus d’impact sur leur état d’épuisement que les femmes.» (p. 88) Enfin, quant «au rôle modérateur du type d’horaires (atypiques versus réguliers), les résultats démontrent que ceux qui ont des horaires atypiques (de nuit, sur appel, rotation...) ont plus de difficulté à gérer les obligations professionnelles et familiales.» (p. 89)