L’ambivalence de l’entourage des personnes délinquantes

L’ambivalence de l’entourage des personnes délinquantes

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Référence bibliographique [20580]

Criminologie, vol. 52, no 1, p. 73-96.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[L]e but du présent article est de mieux comprendre comment les membres de l’entourage réagissent relativement à la délinquance d’un être cher et, plus spécifiquement, les répercussions de cette réaction.» (p. 76)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’analyse présentée dans cet article porte sur des entretiens menés auprès de 18 membres de Relais Famille, un organisme communautaire situé à Montréal, offrant un service d’aide aux personnes qui soutiennent un individu ayant eu des démêlés avec la justice.» (p. 77)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Concernant la famille, l’auteure mentionne que «les relations sont décrites en termes de bienveillance et d’amour, par ailleurs souvent considéré comme étant “inconditionnel”.» (p. 79) Aussi, «[c]ontrairement à ce que pensent les parents, ce sombre passé prend racine dans l’environnement familial; la conduite délinquante est attribuable à la négligence, la violence et la maltraitance parentales et ces difficultés sont présentées comme génératrices d’une vie de problèmes accumulés. […] Les difficultés familiales sont mobilisées pour expliquer la conduite délinquante d’auteurs provenant d’une variété de réalités socioéconomiques.» (p. 84) «Les résultats de cette étude montrent [également] que maintenir une relation avec un être cher impliqué dans une conduite délinquante est une expérience génératrice d’ambivalence. La confrontation entre un fort sentiment d’attachement et une attitude défavorable aux actes criminels favorise le développement d’une série de stratégies narratives permettant de donner un sens à cette dichotomie. En lien avec les idées de la criminologie narrative, ces dernières sont importantes puisqu’elles façonnent l’action de ceux qui les développent […]. En transférant le blâme sur des facteurs extérieurs comme les problèmes de santé mentale, la consommation de substances et l’influence des pairs, en déplaçant la conduite problématique dans un passé intangible et en soulignant l’étendue des changements effectués par la personne soutenue, les participants deviennent essentiellement capables de passer à autre chose.» (p. 88)