Les stratégies des familles de petits commerçants et d’artisans après l’incendie de 1908 à Trois-Rivières

Les stratégies des familles de petits commerçants et d’artisans après l’incendie de 1908 à Trois-Rivières

Les stratégies des familles de petits commerçants et d’artisans après l’incendie de 1908 à Trois-Rivières

Les stratégies des familles de petits commerçants et d’artisans après l’incendie de 1908 à Trois-Rivièress

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce mémoire a mis en lumière comment les petits commerçants et artisans qui habitaient le centre-ville [de Trois-Rivières] en 1901 ont utilisé différentes stratégies économiques et résidentielles pour subvenir aux besoins de leur famille et les facteurs qui ont guidé leurs choix.» (p. 111)

Questions/Hypothèses :
La recherche tente de répondre à la question suivante: «[c]omment les ménages des petits commerçants et artisans trifluviens réagissent-ils à la situation et quels éléments influencent leurs réponses?» (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteur se base sur quatre sources de données principales: «les recensements décennaux canadiens, les plans d’assurance de 1903, 1910 et 1917, les rôles d’évaluation et les almanachs des adresses de Trois-Rivières.» (p. 19) Plus particulièrement, «le corpus de base est composé de 191 ménages (comportant 1035 individus) résidant dans la ville de Trois-Rivières en 1901.» (p. 21) «Les ménages de 1901 ont été repérés dans les listes nominatives des deux recensements canadiens subséquents. En raison notamment des décès et des déménagements hors de la ville, [le] corpus passe respectivement de 191 en 1901 à 120 ménages en 1911 et à 72 ménages en 1921.» (p. 22)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«Influencés par les dégâts de l’incendie, le niveau de richesse de leur ménage, la profession du chef et la famille, les acteurs ont utilisé la structure de leur ménage et leur emplacement résidentiel dans l’espace urbain pour s’adapter à leur nouveau milieu, en fonction des ressources dont chacun disposait. L’importance de la famille explique également pourquoi l’hébergement d’employés et de pensionnaires, l’envoi des adolescents sur le marché du travail et les changements professionnels du chef ont été peu utilisés en tant que stratégies d’adaptation. [En outre,] le niveau de richesse du ménage et l’état de la résidence après l’incendie ont été des facteurs de différenciation dans la structure du ménage après le sinistre. Bien que la majorité des ménages ait continué d’habiter en tant que famille nucléaire, les plus démunies et les victimes du feu ont été les plus nombreux à habiter en ménage à familles multiples. Le ménage à famille étendue a été plus populaire pour ceux qui avaient des besoins moins grands à combler. L’accueil de la parenté en temps plus difficile a contribué à la baisse graduelle du nombre d’employés et de pensionnaires cohabitant avec la famille, bien que ce soit les plus démunis qui étaient les plus propices à héberger ces derniers, particulièrement en 1911.» (p. 111-112)