Intervention sociojudiciaire en violence conjugale au Québec : représentations professionnelles des intervenantes qui en font l’expérience

Intervention sociojudiciaire en violence conjugale au Québec : représentations professionnelles des intervenantes qui en font l’expérience

Intervention sociojudiciaire en violence conjugale au Québec : représentations professionnelles des intervenantes qui en font l’expérience

Intervention sociojudiciaire en violence conjugale au Québec : représentations professionnelles des intervenantes qui en font l’expériences

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette thèse «vise à circonscrire, dans une perspective globale, l’intervention sociojudiciaire en violence conjugale au Québec sur la base des représentations professionnelles des actrices qui la mettent en œuvre.» (p. i)

Questions/Hypothèses :
La recherche vise à répondre à la question suivante: «qu’est-ce que l’intervention sociojudiciaire en violence conjugale au Québec?» (p. 89)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de 37 «intervenantes provenant de 10 types d’organisations impliquées dans la réponse sociojudiciaire à la violence conjugale.» (p. i) L’étude a été effectuée dans l’une des 17 régions administratives du Québec qui demeure confidentielle pour préserver l’identité des participantes.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«[L]es résultats de notre étude positionnent l’intervention sociojudiciaire en violence conjugale en tant que réponse sociale fondée sur la juxtaposition d’actions psychosociales et judiciaires pour contrer la violence conjugale, pour protéger les victimes, principalement des femmes et des enfants, et pour aider les personnes qui sont aux prises avec la problématique. Il s’agit essentiellement d’une réponse multidimensionnelle et multidisciplinaire mise en œuvre en réaction aux situations où des comportements de violence criminalisables ont été exercés majoritairement par un conjoint ou un ex-conjoint. Il s’agit par ailleurs d’une réponse qui est souvent, mais non exclusivement, élaborée en contexte d’intervention de crise et en contexte non volontaire.» (p. 306) «Par ailleurs, certaines intervenantes, particulièrement celles qui pratiquent en centre jeunesse, soulignent que le non-aboutissement fréquent des démarches judiciaires criminelles envoie un message contradictoire aux membres des familles auprès desquels elles interviennent. De fait, alors que ces intervenantes tentent de conscientiser les victimes et les auteurs aux impacts de la violence conjugale sur les enfants, il est considéré que le système de justice pénale enverrait à l’inverse un message qui banalise ces situations.» (p. 278)