L’autre par ses traces : les personnes endeuillées vis-à-vis des archives numériques de la personne décédée

L’autre par ses traces : les personnes endeuillées vis-à-vis des archives numériques de la personne décédée

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L’autre par ses traces : les personnes endeuillées vis-à-vis des archives numériques de la personne décédées

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objet de cette étude est d’explorer les rapports entretenus par les proches d’une personne décédée avec les supports numériques leur ayant appartenu et les traces qu’ils contiennent.» (p. 38)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de 16 personnes vivant au Québec «qui ont eu à interagir avec les appareils numériques d’un proche défunt.» (p. iii)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats montrent notamment que «[l]es pratiques liées aux données d’un proche décédé sont […] dépendantes du type de relation que l’endeuillé entretenait avec le défunt. Entre la femme qui vivait depuis plus de 30 ans avec son conjoint et l’homme qui a perdu son frère qui résidait dans une autre ville et auquel il ne parlait que rarement, il y a d’énormes différences. Celles-ci proviennent notamment de l’intimité que l’endeuillée partageait avec le défunt, mais également du fait que la première se retrouve à habiter dans les traces de son conjoint ainsi que dans leurs traces communes. Elle doit alors vivre dans ce lieu où tout lui rappelle son couple alors qu’elle est désormais seule. De l’autre côté, l’homme ne visitera qu’une ou deux fois l’appartement de son frère pour en vider le contenu. Et puis, il y a encore la présence des autres endeuillés. Entre un deuil surtout vécu de façon solitaire, comme la perte d’un conjoint pour quelqu’un ayant peu de famille, et celui d’une fille qui doit également composer avec le deuil que vivent les autres membres de sa famille, les éléments contextuels importent. Ces éléments, modalités propres à chaque deuil, font qu’aucune expérience n’est en tout point identique à une autre.» (p. 118)