Les sentiments de blâme et de culpabilité ressentis par les mères

Les sentiments de blâme et de culpabilité ressentis par les mères

Les sentiments de blâme et de culpabilité ressentis par les mères

Les sentiments de blâme et de culpabilité ressentis par les mèress

| Ajouter

Référence bibliographique [20515]

Autisme : ces réalités sociales dont il faut parler , sous la dir. de Catherine Des Rivières-Pigeon, p. 45-55. Montréal: Éditions du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce chapitre aborde le vécu des mères d’enfants autistes. Il a comme objectif de «présenter les différentes formes de blâme vécues afin de proposer des pistes pour mieux soutenir les mères dans leur vie avec leur enfant.» (p. 45)

Questions/Hypothèses :
Les auteures soulèvent que «[s]elon certaines [anciennes] théories, leurs comportements et personnalités étaient à l’origine des “comportements autistiques” de leur enfant. […] Toutefois, bien que cette image négative de la mère d’enfant autiste ne soit plus véhiculée, est-il possible que des mères en ressentent, aujourd’hui encore, les effets culpabilisants? Si oui, dans quels contextes et auprès de qui ressentent-elles ce blâme? Quels en sont les impacts sur leur vie?» (p. 45)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé «de 13 mères d’enfants autistes âgés de 3 à 6 ans […].» (p. 47) Ces participantes proviennent d’une recherche québécoise conduite en 2017 par cette même auteure.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’analyse des résultats montre que «[t]outes les mères rencontrées ont vécu, à des degrés divers, différentes formes de blâme. Les propos recueillis ont montré qu’elles étaient perçues (et se percevaient) sur la base de leur capacité à faire progresser leur enfant. Ainsi, même si les mères ne sont plus tenues responsables de causer l’autisme à leur enfant, elles demeurent tout de même sujettes au blâme en ce qui a trait à leur engagement personnel pour assurer le développement de ce dernier. Les différentes formes de blâme exprimées par ces mères laissent également entrevoir de hautes attentes à leur endroit, des attentes qui sont peut-être irréalistes. […] Il est connu que les mères d’enfants autistes sont particulièrement à risque de vivre de l’isolement social, de la détresse psychologique ou un épisode d’épuisement professionnel. Les attentes à l’égard de ces mères et le blâme qu’elles perçoivent pourraient jouer un rôle sur leur état de santé. […] Somme toute, les résultats de cette recherche montrent qu’un travail de sensibilisation auprès des proches et du public en général devrait être effectué au sujet de l’autisme et des réalités vécues par les familles d’enfants autistes afin de déconstruire les idées qui génèrent du blâme à l’endroit des mères.» (p. 53)