Facteurs associés aux conduites déviantes chez des jeunes suivis pour troubles de comportement sérieux en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse

Facteurs associés aux conduites déviantes chez des jeunes suivis pour troubles de comportement sérieux en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse

Facteurs associés aux conduites déviantes chez des jeunes suivis pour troubles de comportement sérieux en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse

Facteurs associés aux conduites déviantes chez des jeunes suivis pour troubles de comportement sérieux en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesses

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Référence bibliographique [20514]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette thèse par articles a comme objectif principal d’approfondir l’étude de l’association entre les caractéristiques de la dynamique familiale et l’adoption et l’évolution des conduites déviantes au cours de l’adolescence chez des jeunes suivis pour TC [trouble du comportement] sérieux en vertu de la LPJ [Loi sur la protection de la jeunesse]. Le premier article vise à examiner les divers sous-groupes de jeunes déviants en milieu d’adolescence, particulièrement ceux qui adoptent des conduites déviantes violentes et non violentes, et d’identifier les caractéristiques familiales et individuelles associées à l’appartenance à chacun de ces sous-groupes. […] Le second article vise à identifier les caractéristiques familiales et individuelles qui distinguent les différentes trajectoires de conduites déviantes sanctionnées par les autorités au cours de l’adolescence.» (p. 12)

Questions/Hypothèses :
Dans le premier article, l’auteure émet «l’hypothèse que comparativement aux jeunes des autres groupes, les jeunes qui adoptent des conduites déviantes violentes sont généralement des garçons plus âgés et proviennent de milieux familiaux marqués par de mauvaises relations familiales, une supervision parentale plus faible ainsi que la présence de maltraitance, particulièrement si leurs conduites sont commises en concomitance avec des conduites non violentes.» (p. 21) Pour le second article, l’auteure mentionne que «[l]es résultats des études antérieures ne permettent pas d’émettre d’hypothèse en lien avec la distinction des caractéristiques familiales des jeunes qui affichent des trajectoires de délinquance plus grave.» (p. 52)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon du premier article, «est composé de 178 jeunes de 10 à 15 ans [52.81% garçons] et leurs parents […].» (p. 22) Celui du second article «est composé de 115 jeunes de 10 à 15 ans [70.43 % garçons] et leurs parents […].» (p. 53) Ces participants ont été recrutés dans trois centres jeunesse de la province de Québec.

Instruments :
Questionnaire (articles 1 et 2)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


La première étude «mène à l’identification de variables permettant de prédire l’adoption de conduites déviantes violentes et non violentes, soit la présence de toxicomanie, le sexe masculin et des taux plus faibles de supervision parentale. [La seconde étude met] en évidence quatre trajectoires de déviance; élevée, faible, modérée en diminution et variable. Une analyse de régression logistique multinomiale révèle que la trajectoire de déviance élevée est associée à des taux plus élevés de conflits familiaux et au fait que le premier délit soit commis à un âge plus tardif. Ces deux études confirment l’hypothèse d’hétérogénéité des sous-groupes de jeunes adoptant des actes déviants au cours de l’adolescence.» (p. iii) À la lumière de cette étude, l’auteure mentionne «que la supervision parentale est associée à une déviance préoccupante mesurée de manière autorapportée au cours du processus de la LPJ et les conflits parent-enfant et le fonctionnement familial sont associés à une déviance préoccupante sanctionnée par les autorités au cours de l’adolescence. Dans l’ensemble, cela confirme l’influence des caractéristiques de la dynamique familiale sur l’adoption de conduites déviantes à risque de persister à l’âge adulte au sein même d’un échantillon de jeunes susceptibles de provenir de milieux familiaux dysfonctionnels.» (p. 82)