« Au secours des petits infirmes » : les enfants handicapés physiques au Québec entre charité et exclusion, 1920-1990

« Au secours des petits infirmes » : les enfants handicapés physiques au Québec entre charité et exclusion, 1920-1990

« Au secours des petits infirmes » : les enfants handicapés physiques au Québec entre charité et exclusion, 1920-1990

« Au secours des petits infirmes » : les enfants handicapés physiques au Québec entre charité et exclusion, 1920-1990s

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette thèse éclaire l’histoire des enfants handicapés physiques au Québec en analysant les représentations et les services offerts à cette clientèle entre 1920 et 1990.» (p. i)

Questions/Hypothèses :
«L’hypothèse principale qui sous-tend cette thèse est que la place des enfants handicapés dans la province est déterminée par une double tension, d’une part entre les logiques antagonistes d’exclusion et d’intégration et, d’autre part, entre la sphère médicale et la sphère socioéducative qui influencent l’organisation et la priorisation des services offerts à cette clientèle.» (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Plusieurs types de sources privées et publiques ont été consultées pour réaliser cette thèse qui se penche à la fois sur les discours et les pratiques en lien avec le thème de l’enfance handicapée physique au Québec.» (p. 35) L’auteure a entre autre consulté les archives du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, des Sœurs Grises de Montréal, de la Société de secours aux enfants infirmes de la province de Québec et de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec.

Type de traitement des données :
Réflexion critique
Analyse de contenu

3. Résumé


Cette recherche montre que «[l]es décennies 1930 à 1960 sont marquées par une prédominance de la logique d’assistance […]. La logique de réparation se profile en 1962 au moment du drame de la thalidomide avec l’intervention du gouvernement central mis au banc des accusés. Enfin, la logique sociétale s’affirme entre 1970 et 1990 dans le contexte des mouvements de défense des droits des personnes handicapées et de la montée de l’État-providence québécois.» (p. 265) Ainsi, l’analyse montre que «[l]a vie quotidienne et familiale des jeunes handicapés est […] traversée par une opposition entre les logiques ségrégatives et intégratives.» (p. 222) Dans ce contexte, les «relations entre les divers intervenants et les familles sont souvent fondées sur une incompréhension mutuelle et sur un rapport de force inégal.» (p. 263) «Face à la tâche immense d’éduquer un enfant handicapé, les parents se montrent démunis et leurs réactions oscillent souvent entre la surprotection et le rejet qui peut aller jusqu’à la maltraitance ou l’abandon. En vue d’outiller les familles, des associations de parents […] sont créées, offrant des services d’information et d’éducation du grand public. En dépit des politiques familiales adoptées par l’État québécois de façon plus marquées dans les années 1980, le manque de ressources auprès des familles demeure criant et les parents se retrouvent constamment à bout de souffle.» (p. 264)