Les violences sexuelles chez les peuples autochtones

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Référence bibliographique [20475]

Les violences à caractère sexuel : représentations sociales, accompagnement, prévention , sous la dir. de Mylène Fernet et Bergheul, Saïd, p. 159-181. Coll. «Collection Problèmes sociaux et interventions sociales». Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce chapitre «vise à étudier les taux de violence sexuelle retrouvés chez les peuples autochtones du Québec et leurs impacts, à la lumière des nombreux traumatismes historiques intergénérationnels dont les effets sont encore présents, fautes de mesures réparatrices mises en place.» (p. 159) Ce chapitre est constitué de trois études. Seule la troisième étude fera l’objet de cette fiche. Celle-ci a pour objectif d’analyser les événements de vie et la santé psychologique d’adolescents blancs (allochtones) et de ceux issus des Premières Nations.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon de la troisième étude est constitué de «311 adolescents âgés de 14 à 19 ans [qui] ont été rencontrés dans deux école et [qui] provenaient de deux communautés et d’un centre semi-urbain.» (p. 169)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les résultats de cette étude indiquent que les jeunes autochtones (86,6%) étaient considérablement moins nombreux que les jeunes blancs (98,9%) à demeurer avec au moins un de leurs parents. [Ils] avaient vécu considérablement plus d’événements de vie difficiles dans leur famille d’origine que les jeunes blancs […]. Les adolescents autochtones, en comparaison avec les adolescents blancs, étaient également beaucoup plus nombreux à avoir vécu certains types d’événement de vie, soit l’exposition à la violence conjugale (entre leurs parents) physique (21,9% par rapport à 5,7%) verbale (39,7% par rapport à 21,1%), une agression sexuelle vécue par un autre membre de la famille (14,3% par rapport à 4,5%), l’incarcération d’un membre de la famille (19,0% par rapport à 6,3%), de l’alcoolisme dans la famille (46,0% par rapport à 21,0%) et l’abandon des enfants par un des parents (15,9% par rapport à 2,8%).» (p. 170) Les proportions concernant les problèmes d’argent dans la famille, la séparation ou le divorce, la violence physique et verbale envers les enfants et entre les enfants et les agressions sexuelles étaient assez similaires entre ces deux groupes de jeunes.