Impact des services en maison d’hébergement de deuxième étape - Rapport de recherche

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Référence bibliographique [20453]

Impact des services en maison d’hébergement de deuxième étape - Rapport de recherche. Montreal: L’Alliance des maisons d’hébergement de deuxième étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce rapport vise à recueillir «le point de vue des résidentes en maisons de deuxième étape [afin] de connaitre leur perception des services qu’elles ont reçus. Il s’agit plus spécifiquement de saisir et d’évaluer l’impact des services offerts en maison de deuxième étape sur leur trajectoire, et plus particulièrement sur leur processus de dévictimisation.» (p. 3)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
La cueillette de données s’est effectuée en trois étapes. D’abord, des focus-groupes ont été réalisés, à Montréal et en région, auprès d’intervenantes des maisons de deuxième étape membres de L’Alliance des maisons d’hébergement. Par la suite, onze maisons membres sur quatorze ont répondu à un questionnaire sur l’organisation et la prestation des services. Enfin, des entrevues individuelles ont été effectuées auprès de vingt-neuf femmes victimes de violence conjugales qui ont séjourné dans ces maisons d’hébergement.

Instruments :
- Guide d’entretien de groupe
- Questionnaire
- Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«[L]es femmes interrogées se disent reconnaissantes des services et du soutien qu’elles ont reçu en deuxième étape. Alors qu’en première étape, l’intervention consiste essentiellement en de la gestion de crise, la durée de séjour plus longue des deuxièmes étapes permet aux femmes de véritablement entreprendre un processus de dévictimisation pour se sortir durablement de la violence, et ce, dans un endroit sécuritaire.» (p. 50) Par exemple, les mères «notent une amélioration du lien avec leurs enfants d’une part, et constatent que leurs enfants, qui ont été exposés ou ont subi eux-mêmes la violence du conjoint, font preuve d’une bonne résilience, d’autre part. [En outre,] en procurant aux femmes un refuge à long terme (jusqu’à deux ans, pour certaines maisons), les deuxièmes étapes offrent une alternative viable à la violence et préviennent l’itinérance des femmes victimes et de leurs enfants, le cas échéant. En effet, les femmes les plus vulnérables sont souvent dépendantes de leur conjoint violent, sur un plan financier et matériel notamment, et ce, d’autant plus lorsqu’il y a présence d’enfants. […] L’intervention permet également de briser efficacement le cycle de la violence. De fait, les participantes reconnaissent le caractère inacceptable de la violence, elles se disent déterminées à ne pas retourner chez le conjoint et à reprendre le contrôle de leur vie […].» (p. 51)