Masculinisme et violences contre les femmes : une analyse des effets du contremouvement antiféministe sur le mouvement féministe québécois

Masculinisme et violences contre les femmes : une analyse des effets du contremouvement antiféministe sur le mouvement féministe québécois

Masculinisme et violences contre les femmes : une analyse des effets du contremouvement antiféministe sur le mouvement féministe québécois

Masculinisme et violences contre les femmes : une analyse des effets du contremouvement antiféministe sur le mouvement féministe québécoiss

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette thèse de doctorat traite des effets des stratégies et tactiques antiféministes sur les féministes québécoises œuvrant dans le secteur de la prévention et de la lutte contre les violences envers les femmes.» (p. xii)

Questions/Hypothèses :
L’auteure «étaye l’hypothèse selon laquelle le contremouvement antiféministe force le mouvement féministe à adapter ses choix organisationnels, ses modes d’action et ses discours, au détriment de ses intérêts premiers.» (p. xii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
La recherche est basée sur trois corpus de participantes, totalisant 87 rencontres menées entre 2006 et 2015 auprès de militantes féministes de la province. Les deux premiers corpus proviennent d’études réalisées antérieurement. Le dernier corpus comprend 14 rencontres réalisées par l’auteure auprès de militantes qui œuvrent dans le domaine de la violence faite aux femmes.

Instruments :
Guides d’entretiens semi-directifs

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Dans l’ensemble, cette thèse présente les formes d’antiféminismes allant des moins organisées (antiféminisme ordinaire et antiféminisme anticapitaliste) aux plus organisées (l’antiféminisme religieux et conservateur ainsi que le masculinisme) […].» (p. xii) L’auteure consacre une section de sa thèse aux «conséquences de l’antiféminisme sur les liens intimes, comme la famille, et sur la participation au mouvement.» (p. 381-382) Elle y soutient que «l’engagement féministe dépasse largement les frontières du mouvement social, de la sphère militante ou celle du travail, pour rejoindre celle de la famille et de l’amitié. [Dans ce contexte, l’identité] des féministes ne les quitte pas lorsqu’elles retournent à la maison après une journée de travail. [L’auteure constate ainsi] que lorsque les féministes sont aussi confrontées au discours antiféministe dans leur famille, la force de leur engagement est remise en question.» (p. 386) Concernant le couple, l’analyse des entretiens montre que les «tensions mènent parfois à des ruptures, à l’instar d’une féministe qui a “rompu avec plusieurs hommes” […]. En somme, l’antiféminisme contribue à transformer dans certains cas les rapports affectifs que les répondantes entretiennent avec leurs proches.» (p. 388)