Les grèves de la Shmata, 1934-1937 : étude des contradictions de genres, d’ethnicités et de classes dans le mouvement ouvrier juif à Montréal

Les grèves de la Shmata, 1934-1937 : étude des contradictions de genres, d’ethnicités et de classes dans le mouvement ouvrier juif à Montréal

Les grèves de la Shmata, 1934-1937 : étude des contradictions de genres, d’ethnicités et de classes dans le mouvement ouvrier juif à Montréal

Les grèves de la Shmata, 1934-1937 : étude des contradictions de genres, d’ethnicités et de classes dans le mouvement ouvrier juif à Montréals

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Référence bibliographique [20375]

Alatorre, Florian. 2018. «Les grèves de la Shmata, 1934-1937 : étude des contradictions de genres, d’ethnicités et de classes dans le mouvement ouvrier juif à Montréal». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de sociologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce mémoire cherche à comprendre comment l’articulation des relations de genres, d’ethnicité et de classes module l’expérience de la lutte ouvrière dans le cas précis du mouvement ouvrier juif montréalais dans le secteur de la robe, au cours de la décennie 1930[.]» (p. ix) Le troisième chapitre, plus spécifiquement, aborde les rapports de genre durant la Crise de 1929, et donc par extension, les impacts de l’entrée des femmes sur le marché du travail au sein de la cellule familiale.

Questions/Hypothèses :
La réflexion générale de l’auteur «se scinde en deux questions spécifiques. Tout d’abord: dans quelles mesures les contradictions de genres, de classes et ethno-confessionnelles structurèrent le secteur de la robe, tant au niveau de la production que de l’organisation syndicale? Deuxièmement, comment dans un prolétariat fragmenté sur une multiplicité d’axes hiérarchiques ont pu se construire des alliances et des moments forts de solidarité au sein de grèves et de luttes ouvrières ?» (p. 4)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


À la lumière de ses recherches, l’auteur constate que «[l]a crise économique de 1929 au Canada participe à bouleverser les rôles genrés et la structure familiale patriarcale. [L]e krach boursier affecta lourdement la production manufacturière canadienne entre 1929 et 1934, entraînant un phénomène de chômage massif. […] Alors que le secteur primaire, traditionnellement masculin, est très affecté, les secteurs secondaires et tertiaires sont relativement épargnés[.] Ainsi, alors que les pères de famille, les époux, les fils et les jeunes hommes, se retrouvent sans emploi, les jeunes femmes et les filles sont appelées à occuper un rôle de pourvoyeuses au sein de la cellule familiale.» (p. 68) Il ajoute que «[c]ette nouvelle responsabilité de pourvoyeuse familiale exigeait, d’une part, bon nombre de sacrifices, dont l’abandon des études, ou encore repousser à plus tard leur mariage[.] D’autre part, on exigeait d’elles de rester soumises aux règles patriarcales de la morale victorienne. [C]ette nouvelle configuration de la division genrée de l’économie familiale défiait la structure même de la famille nucléaire bourgeoise hétérosexuelle. Si on tolérait les jeunes filles non mariées sur le marché du travail dans la mesure où elles ne franchissent pas les délimitations genrées qui structurent les différentes occupations professionnelles et qu’elles fassent preuve d’une certaine “respectabilité féminine”, le travail des femmes mariées était vivement dénoncé. Conséquemment, on envisageait le travail des jeunes femmes comme une étape transitoire et éphémère qui devait prendre fin avec leur mariage.» (p. 70)