Difficultés éthiques liées à l’intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale qui ne désirent pas dénoncer la violence qu’elles vivent aux autorités

Difficultés éthiques liées à l’intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale qui ne désirent pas dénoncer la violence qu’elles vivent aux autorités

Difficultés éthiques liées à l’intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale qui ne désirent pas dénoncer la violence qu’elles vivent aux autorités

Difficultés éthiques liées à l’intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale qui ne désirent pas dénoncer la violence qu’elles vivent aux autoritéss

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Référence bibliographique [20364]

Nouvelles Pratiques Sociales, vol. 30, no 1, p. 1-17.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet article vise à expliciter certaines difficultés éthiques rencontrées par les intervenantes qui pratiquent auprès de femmes qui ne dénoncent pas aux autorités les agressions commises à leur endroit par leur conjoint alors que leur sécurité est compromise.» (p. 2)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de «[t]rente intervenantes psychosociales du Grand Montréal pratiquant auprès de victimes de VC [violence conjugale] depuis au moins deux ans […]. Ces intervenantes ont été recrutées de façon volontaire par le biais d’affiches distribuées dans leur organisme respectif.» (p. 6)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«De fait, l’analyse de ces difficultés a fait ressortir quatre situations types dont trois consistent en des dilemmes éthiques et une autre porte plutôt sur des malaises ressentis. Ces situations types sont exposées [tour à tour] en identifiant la nature des dilemmes ou malaises présents, les différents conflits de valeurs au cœur de ces difficultés, les éléments contextuels pris en considération par les intervenantes lorsqu’elles prennent leurs décisions et les moyens qu’elles utilisent pour résoudre ces difficultés d’intervention.» (p. 8) Le premier dilemme auquel les intervenantes font face est celui d’insister fortement ou non auprès de la femme victime de violence conjugale pour la convaincre de dénoncer la violence qu’elle vit. Le second dilemme concerne le bris ou non de confidentialité afin de mettre en place des mesures de sécurité contre la volonté de la femme. Le troisième dilemme est en lien avec le fait de dire ou non à la femme que des mesures de sécurité sont mises en place sans son accord. Le malaise éthique, quant à lui, concerne la tolérance qu’ont les intervenantes face à une femme qui continue de subir de la violence conjugale. «[C]es situations permettent de constater le potentiel néfaste d’une mauvaise décision pour les femmes victimes de VC, mais aussi pour les intervenantes, qui doivent y trouver une position soutenable.» (p. 15)