Genre, patrimoine et droit civil : les femmes mariées de la bourgeoisie québécoise en procès, 1900-1930

Genre, patrimoine et droit civil : les femmes mariées de la bourgeoisie québécoise en procès, 1900-1930

Genre, patrimoine et droit civil : les femmes mariées de la bourgeoisie québécoise en procès, 1900-1930

Genre, patrimoine et droit civil : les femmes mariées de la bourgeoisie québécoise en procès, 1900-1930s

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Référence bibliographique [20357]

Genre, patrimoine et droit civil : les femmes mariées de la bourgeoisie québécoise en procès, 1900-1930. Coll. «Études d’histoire du Québec / Study on the History of Quebec». Montréal: McGill-Queen’s University Press.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans cet ouvrage, l’auteur a comme objectif de montrer que «tant les difficultés financières éprouvées parfois par les ménages que les conflits conjugaux exacerbés étaient susceptibles de mettre en danger la condition financière et l’aisance des femmes mariées de l’élite.» (p. 3) Pour y parvenir, il tient «compte des particularités juridiques, financières et interpersonnelles du mariage bourgeois» (p. 5) et se concentre sur la période située entre 1900 et 1930 au Québec.

Questions/Hypothèses :
Concernant les femmes mariées bourgeoises, l’ouvrage répond aux deux questions suivantes, soit: «Quelle a été la réponse des tribunaux de la province de Québec aux difficultés financières et aux disputes domestiques auxquelles elles durent faire face? De quels savoirs juridiques et pratiques disposaient-elles au moment de se défendre, de faire valoir leurs droits, leurs besoins et ceux de leurs enfants?» (quatrième de couverture)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteur se réfère à plusieurs documents judiciaires de l’époque et utilise différents fonds d’archive de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Type de traitement des données :
Réflexion critique
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’analyse […] met en lumière la profonde vulnérabilité de ces épouses pourtant protégées, en théorie, par un contrat de mariage avantageux et par leur appartenance aux classes possédantes.» (quatrième de couverture) L’étude révèle ainsi que «des rapports de pouvoir personnels, juridiques et financiers […] structuraient la régulation des ménages élitaires en difficulté. Le seul atout véritable des femmes mariées, dans ce contexte, était un patrimoine en propre, assez substantiel pour éviter une chute par trop brutale de leur aisance.» (p. 201) Sinon, être «jeune, délicate et ingénue augmentait considérablement les chances de voir le courroux de la magistrature s’abattre sur le mari.» (p. 202) En se concentrant sur «les limites du savoir féminin en matière de finances et de [droit civil, l’étude révèle] l’existence d’une sphère féminine à l’aube du 20e siècle.» (p. 204) Effectivement, ce «savoir sociojuridique s’arrêtait bien précisément à l’univers domestique, au coût du maintien des enfants, aux charges de la maisonnée et aux obligations masculines […].» (p. 204) En somme, cet ouvrage montre comment «[l]’appareil judiciaire avait la capacité de redéfinir, […] de fixer [et de] dire ce qu’il en allait être à l’avenir d’un mariage […].» (p. 209)