Propriété maritime et stratégies adaptatives des petits armateurs gaspésiens, 1871-1911

Propriété maritime et stratégies adaptatives des petits armateurs gaspésiens, 1871-1911

Propriété maritime et stratégies adaptatives des petits armateurs gaspésiens, 1871-1911

Propriété maritime et stratégies adaptatives des petits armateurs gaspésiens, 1871-1911s

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le présent mémoire est consacré à l’étude de la propriété maritime gaspésienne durant les années 1871 à 1911. Nous nous intéressons plus spécifiquement aux transformations de la batellerie des ports intermédiaires et à l’évolution du profil des propriétaires de la flotte au cours de cette période.» (p. ii)

Questions/Hypothèses :
L’auteur formule l’hypothèse que «différentes stratégies économiques basées sur des solidarités locales, professionnelles et familiales ont été mises de l’avant par les travailleurs de la mer en réponse à leur état de dépendance vis-à-vis du grand capital marchand.» (p. 12)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les registres canadiens de l’immatriculation maritime des ports de Gaspé et de New Carlisle (1856-1911) forment la principale base documentaire de notre recherche. […] Les listes des navires inscrits sur les livres d’enregistrements du Canada produites par le ministère de la Marine et des Pêcheries sont également mises à profit.» (p. 13)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«L’étude des liens sociaux et familiaux entre les intervenants nous a permis de mettre en lumière une vie de relation étroite, elle-même au cœur de différentes stratégies de survie et de reproduction des sociétés littorales en marge des grands circuits de l’échange. En effet, les différents partenaires appartiennent très fréquemment à un même milieu. La profession constitue d’ ailleurs un important facteur de rapprochement. Ces alliances, néanmoins, sont davantage l’apanage des petits propriétaires que des individus issus du commerce et des services.» (p. 112) «Par ailleurs, la mise en commun de ressources financières par les membres d’une même famille est apparue comme une pratique courante chez les petits entrepreneurs en transport maritime gaspésien. La contribution de la parenté était toutefois variable et pouvait revêtir diverses formes, qu’elle soit économique, humaine ou technique.» (p. 113) «Bien que l’industrie ne soit pas exclusivement aux mains de quelques familles, il n’en demeure pas moins que la famille y joue un rôle de premier plan. En recrutant des associés parmi la parenté, une famille peut acquérir et consolider un patrimoine lui permettant de s’assurer d’une certaine marge de manœuvre face aux contraintes économiques que leur imposent les grands marchands de la région. En agissant ainsi, ces familles se donnent les moyens humains et techniques nécessaires pour investir dans un navire […].» (p. 108-109)