L’expérience de vie des personnes atteintes d’un traumatisme crânien dans leur retour à la vie normale

L’expérience de vie des personnes atteintes d’un traumatisme crânien dans leur retour à la vie normale

L’expérience de vie des personnes atteintes d’un traumatisme crânien dans leur retour à la vie normale

L’expérience de vie des personnes atteintes d’un traumatisme crânien dans leur retour à la vie normales

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Référence bibliographique [20231]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[N]ous chercherons à saisir les actions et réactions des personnes vivant avec un TCC [traumatisme craniocérébral] modéré ou grave. Ce qui nous intéresse […], ce sont les différentes stratégies et actions de la personne pour se sortir de sa situation de handicap. Pour ce faire, nous nous intéresserons aux conséquences des séquelles sur le retour à la vie normale, à l’influence des facteurs environnementaux (famille et proches) ainsi qu’aux difficultés rencontrées face aux différentes institutions.» (p. 7)

Questions/Hypothèses :
«En quoi et comment les séquelles résultant du TCC influenceront-elles le retour à la vie normale? […] Quelle est la contribution des facteurs environnementaux dans le retour à la vie normale?» (p. 7-8) «Comment les personnes ayant survécu à un TCC agissent-elles face à leur situation de handicap?» (p. 10)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les personnes rencontrées sont résidentes […] de la région de Lanaudière là où le nombre d’accidents reliés au traumatisme crânien est l’un des plus élevés au Québec en raison de la grande utilisation de véhicules hors-pistes (motoneiges, etc.) et des routes moins sécuritaires des campagnes. L’échantillon est constitué de 8 personnes ayant été diagnostiquées comme présentant un TCC modéré ou grave.» (p. 46-47)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les participants à la recherche ont des séquelles invisibles similaires: fatigabilité, moins de patience, problèmes de mémoire et de concentration. […] Suite aux efforts déployés au moment du retour à la vie ''ordinaire'', les personnes ayant subi un TCC réalisent que leurs séquelles risquent d’être permanentes et qu’elles doivent adapter leur rythme de vie en fonction des nouvelles limitations imposées.» (p. 110) «Nous avons identifié cinq types d’actions [utilisées par une personne vivant avec un TCC]: l’évitement, la paralysie, la contrainte, le bricolage et la tactique. Toutes les personnes de notre recherche n’ont pas fait un retour à leur vie d’avant l’accident mais ils [sic] ont tous trouvé de nouvelles habitudes de vie adaptées à leur situation […].» (p. ix) «Du côté familial, certains candidats ont vécu des rapprochements avec certaines personnes, celles qui ont reconnu ce que peuvent impliquer les changements imposés par un TCC.» (p. 111) Les témoignages offerts par les participants montrent l’importance du soutien familial pour affronter les nouveaux obstacles. On peut nommer l’exemple de la mère d’un participant qui l’aide dans son combat pour une meilleure indemnisation. «Dans les relations conjugales/amoureuses, la situation est semblable: éclatement du couple dans certains cas, tandis [que le TCC] a resserré les liens dans d’autres.» (p. 111)