La représentation de l’agentivité des enfants à l’intérieur de la relation éducative parent-enfant : une analyse du discours des guides parentaux publiés au Québec

La représentation de l’agentivité des enfants à l’intérieur de la relation éducative parent-enfant : une analyse du discours des guides parentaux publiés au Québec

La représentation de l’agentivité des enfants à l’intérieur de la relation éducative parent-enfant : une analyse du discours des guides parentaux publiés au Québec

La représentation de l’agentivité des enfants à l’intérieur de la relation éducative parent-enfant : une analyse du discours des guides parentaux publiés au Québecs

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Référence bibliographique [20229]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce mémoire s’intéresse aux représentations de l’agentivité des enfants à l’intérieur de la relation éducative parent-enfant dans les guides parentaux (GP) publiés au Québec afin de comprendre la position sociale des enfants.» (p. vii)

Questions/Hypothèses :
«[Q]uelles sont les représentations de l’agentivité des enfants dans les guides parentaux (GP) publiés au Québec? Notre question de recherche se sous-divise en deux questions spécifiques […]. Premièrement, nous cherchons à répondre à la question: comment les différentes représentations de l’agentivité des enfants sont-elles construites à l’intérieur des GP publiés au Québec? […] Deuxièmement, nous voulons répondre à la question: comment les différentes représentations de l’agentivité permettent-elles de justifier des pratiques parentales particulières à l’intérieur des GP?» (p. 6-7)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon mobilisé par cette étude comprend six guides parentaux publiés au Québec.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


L’analyse de ces guides a révélé «des représentations négatives des enfants, comme passifs, vulnérables et incompétents, qui permettent de justifier le rapport hiérarchique entre parents et enfants. Plus encore, nous avons trouvé mot pour mot une rhétorique de la discipline pour le bien des enfants, les parents étant perçus comme mieux placés pour déterminer le meilleur intérêt des enfants, ce qui correspond à ce que nous critiquons avec l’“adultism”. En d’autres mots, l’“adultism” n’est pas dissimulé dans les GP: il est vu comme évident et naturel que les parents puissent user de leur pouvoir sur les enfants. Ces représentations fournissent aussi la base au modèle de socialisation unidirectionnel: ce sont les parents qui sont actifs dans la relation éducative et les enfants devraient recevoir passivement leurs règles et leur enseignement. […] L’“adultism” permet de justifier les pratiques parentales de contrôle que les GP prescrivent. À travers ces pratiques de contrôles ressortent une thématique de lutte de pouvoir dans plusieurs GP, celle-ci joue un rôle dans la justification de l’autorité parentale. Ainsi, la relation parent-enfant n’est pas démocratique, puisque les places hiérarchiques sont toujours importantes. Conséquemment, l’obéissance reste un objectif de l’éducation ce qui affecte les opportunités des enfants d’exercer leur agentivité.» (p. 116-117)