Être femme sans être mère : histoires de Québécoises sans enfant nées entre 1930 et 1950

Être femme sans être mère : histoires de Québécoises sans enfant nées entre 1930 et 1950

Être femme sans être mère : histoires de Québécoises sans enfant nées entre 1930 et 1950

Être femme sans être mère : histoires de Québécoises sans enfant nées entre 1930 et 1950s

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Référence bibliographique [20209]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de ce mémoire était d’explorer le vécu de femmes n’ayant pas fait l’expérience de la maternité à un moment où les femmes de leur âge se conformaient au modèle de la mère de famille dans une proportion qui demeure inégalée au 20e siècle. Plus spécifiquement, je souhaitais savoir si elles avaient subi des pressions pour se conformer à ce modèle, et quels avaient été les impacts de leur statut sur leur vie conjugale, sociale, familiale et professionnelle.» (p. 147)

Questions/Hypothèses :
«Ont-elles [les femmes sans enfants] subi des pressions vers la maternité? Quels ont été les impacts de leur statut sur leur vie conjugale, sociale, familiale et professionnelle? J’ai formulé [...] l’hypothèse à l’effet que les femmes sans enfant de cette génération auraient vécu des pressions vers la maternité, sans doute encore plus importantes que celles expérimentées par les femmes des générations subséquentes, ce qui aurait eu un impact sur leur vie sociale.» (p. 12)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«[J]’ai constitué et analysé un corpus de dix-huit récits de vie de Québécoises d’origine franco-catholique nées entre 1928 et 1952, volontairement ou involontairement sans enfant.» (p. 12)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les récits des participantes, dont la moitié était sans enfant par choix et l’autre par circonstances de la vie, ont montré qu’elles ne correspondaient pas au stéréotype voulant que ces femmes se soient sacrifiées pour prendre soin de leur famille. Au contraire, la plupart d’entre elles ont choisi de ne pas avoir d’enfants, ou ont fait des choix les ayant menées vers la non-maternité, par exemple en repoussant le mariage afin de poursuivre leurs études ou travailler. Les récits récoltés montrent aussi que contrairement aux femmes des générations subséquentes, les participantes n’ont que très rarement vécu de pressions pour se marier ou avoir des enfants, et bénéficiaient au contraire d’une grande acceptabilité sociale. Finalement, les entrevues ont permis de constater que si les participantes étaient généralement heureuses de leurs parcours, la vieillesse et la perte d’autonomie étaient parfois à la source de regrets.» (p. ii)