L’honneur qui tue!

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Référence bibliographique [19961]

Les Cahiers de PV, no 10, p. 18-21.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Nous présenterons dans cet article quelques éléments de comparaison entre violences et VBH [violences basées sur l’honneur]. Nous évoquerons ensuite des considérations de définitions et de statistiques sur les violences basées sur l’honneur. Puis, nous redirons l’importance de considérer l’intersectionnalité des formes d’oppressions pouvant œuvrer simultanément dans une situation dite de ''violences basées sur l’honneur''.» (p. 18)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


L’auteure remarque que «[l]e cycle et l’escalade de la violence conjugale et familiale, ses conséquences et ses manifestations, sont bien reconnus et très similaires d’une culture et d’un pays à l’autre. Les filles et les femmes victimes de violences basées sur l’honneur ont beaucoup en commun avec celles qui ont un vécu de violence conjugale et familiale.» (p. 19) Après avoir montré qu’il est difficile de connaître l’ampleur du phénomène et que les statistiques à cet égard ne sont pas fiables, l’auteure se penche sur l’intersectionnalité des oppressions. Selon elle, «[u]n mariage forcé peut également impliquer la traite des personnes, par exemple, si la jeune femme est transportée d’un pays à l’autre, que son mari a payé sa dot et qu’elle est considérée comme esclave sexuelle et femme de ménage. Elle sera alors victime de violence conjugale, d’agressions et potentiellement d’exploitation sexuelles ainsi que de traite à des fins de travail forcé.» (p. 19) Finalement, l’auteure termine son texte avec un argumentaire «sur la nécessité de ressources et de volonté politique qui permettront de contrer ce fléau qui affecte la société tout entière.» (p. 18)