Indices de l’enfance et de la filiation dans les écrits ethnographiques de Gabriel Sagard

Indices de l’enfance et de la filiation dans les écrits ethnographiques de Gabriel Sagard

Indices de l’enfance et de la filiation dans les écrits ethnographiques de Gabriel Sagard

Indices de l’enfance et de la filiation dans les écrits ethnographiques de Gabriel Sagards

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Référence bibliographique [19933]

Études littéraires, vol. 47, no 1, p. 51-64.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet article se penche sur les conceptions de l’enfance et de l’adolescence dans les chapitres XII et XIII du Grand Voyage du pays des Hurons de Gabriel Sagard.» (résumé)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’article repose sur l’analyse de deux chapitres du Grand Voyage du pays des Hurons (1632) de Gabriel Sagard. Les deux chapitres sont: «les chapitres XII et XIII s’intitulant respectivement ''De la naissance, nourriture et amour que les sauvages ont envers leurs enfants'' et ''De l’exercice des jeunes garçons et jeunes filles''.» (p. 54)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


Les auteurs concluent que le «[p]rincipe de la transmission évolutive des cultures et des langues, la filiation est de manière générale au cœur du fonctionnement de la famille et de l’intégration harmonieuse des enfants dans les régimes du savoir qui structurent les comportements en société. […] Pour Sagard, comme pour ses compatriotes, la filiation culturelle et linguistique ne peut opérer que dans le cadre de la scolarisation. Incapable d’enseigner aux enfants l’écriture et le patrimoine lettré, les parents européens du XVIIe siècle confient aux tuteurs et aux collèges le soin de former leurs enfants. La relation parentale est ainsi remplacée idéalement par un lien disciplinaire (maître-disciple). Dans sa lecture du comportement des jeunes garçons et filles wendates au chapitre XIII, Sagard comprend mal les sphères de transmission à l’œuvre dans une culture orale. Bien qu’il mentionne comme une curiosité le rôle apparemment important des anciens dans la société wendate, il ne voit pas leur fonction primordiale dans la transmission de la langue et des modes de fonctionnement socioculturels. […] En outre, dans l’ensemble de l’Amérique autochtone au XVIIe siècle, la conservation de la mémoire collective par l’oralité échappe largement à l’auteur du Grand Voyage.» (p. 21)