Les coûts du handicap au Québec : ce que font les ménages et comment les soutenir équitablement?

Les coûts du handicap au Québec : ce que font les ménages et comment les soutenir équitablement?

Les coûts du handicap au Québec : ce que font les ménages et comment les soutenir équitablement?

Les coûts du handicap au Québec : ce que font les ménages et comment les soutenir équitablement?s

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Référence bibliographique [19903]

Revue Européenne de Recherche sur le Handicap / European Journal of Disability Research, vol. 11, no 2, p. 99-112.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le présent article met en lumière les résultats d’une recherche que nous avons menée sur la compensation des coûts du handicap au Québec et aborde les enjeux actuels d’une politique de compensation équitable.» (p. 100)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Nous avons interrogé 50 personnes handicapées (ou leurs parents) par le biais de groupes de discussion et d’entrevues individuelles, dans trois régions québécoises (urbaines et non urbaines).» (p. 105) Parmi celles-ci, 33 ont participé à des entretiens individuels et 17 ont participé à un groupe de discussion.

Instruments :
- Guide d’entretien semi-directif
- Guide d’entretien de groupe

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Notre recherche «souligne à quel point l’expression des besoins particuliers des individus et des ménages est variable, et dépend de l’environnement social et familial. La présence de besoins peut se traduire en des positions de repli, de débrouillardise ou de grande combativité; elle est révélatrice de solidarités et de contre-dons, de l’appui d’un réseau d’amis ou de parents. Pour plusieurs personnes et leur famille de classe moyenne ou modeste, les dépenses reflètent un ensemble de choix subjectifs entre opportunités et contraintes; mais ce rationnel ne s’applique pas également aux personnes ou ménages pauvres vivant en situation de handicap pour qui les coûts supplémentaires se transforment essentiellement en privations et en obstacles à leur participation sociale. La question des coûts supplémentaires permet de mettre en lumière un double fossé. Un premier écart subsiste entre personnes handicapées et non handicapées, en raison des lacunes des programmes de compensation, fort nombreux mais souvent insuffisants. Un second écart existe entre personnes handicapées nanties et pauvres, soit parce qu’il reflète les forces et faiblesses des liens de solidarité de proximité (famille, voisinage, vie de quartier), soit qu’il découle de l’inégalité des régimes publics de protection et de soutien social (assistance publique, assurance collective, rentes d’invalidité).» (p. 111)