Caractéristiques individuelles et familiales associées à la persistance des troubles du comportement perturbateur chez les enfants

Caractéristiques individuelles et familiales associées à la persistance des troubles du comportement perturbateur chez les enfants

Caractéristiques individuelles et familiales associées à la persistance des troubles du comportement perturbateur chez les enfants

Caractéristiques individuelles et familiales associées à la persistance des troubles du comportement perturbateur chez les enfantss

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Référence bibliographique [19847]

Goodfellow, Melissa, Lapalme, Mélanie, Déry, Michèle et Lemieux, Annie. 2017. «Caractéristiques individuelles et familiales associées à la persistance des troubles du comportement perturbateur chez les enfants ». Enfance en difficulté, vol. 5, p. 25-54.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude visait à identifier les caractéristiques individuelles et familiales associées aux enfants, garçons et filles, présentant des TCP [troubles du comportement perturbateur] persistants par rapport à ceux dont les troubles ont décru.» (p. 41)

Questions/Hypothèses :
Les auteures proposent une hypothèse «à l’effet que les enfants de la trajectoire décroissante seraient confrontés à moins de vulnérabilités que les enfants de la trajectoire persistante.» (p. 29)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Cette étude porte sur un échantillon composé de garçons et de filles âgés de 6 à 13 ans au premier temps de mesure issu de l’étude longitudinale (1999-2010) portant sur la persistance des troubles de comportement […].» (p. 29) L’échantillon final est composé de 268 enfants.

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«[L]es résultats indiquent que, en moyenne, le nombre de symptômes de TCP présentés par les filles est similaire à celui des garçons au départ et qu’il évoluera de manière comparable à celui des garçons au cours des six années de l’étude.» (p. 42) Cependant, «[l]es filles de la trajectoire persistante ont moins d’habiletés verbales que les filles de la trajectoire décroissante, ce qui ne s’observe pas chez les garçons. Et, les enfants de la trajectoire persistante seraient plus nombreux à vivre dans un milieu criminogène. Les résultats de Veenstra et al. (2009) vont dans ce sens et indiquent que les parents des enfants dont les troubles persistent seraient davantage antisociaux. Ce résultat pourrait suggérer, d’une part, qu’il y a transmission intergénérationnelle possible des conduites de cette nature […] et, d’autre part, que les parents présentant eux-mêmes des difficultés de cet ordre seraient plus limités pour faire face aux comportements problématiques de leurs enfants […].» (p. 42-43) Toutefois, «[a]vec l’analyse multivariée, on voit, entre autres, apparaître un effet combiné des problèmes de santé mentale des parents (plus fréquemment anxieux, mais moins fréquemment dépressifs) alors que la criminalité des parents ne ressort plus significativement une fois les autres caractéristiques individuelles et familiales prises en compte.» (p. 43)