Culpabilité chez les enfants victimes d’agression sexuelle : le rôle médiateur des stratégies d’évitement sur l’anxiété et l’estime de soi

Culpabilité chez les enfants victimes d’agression sexuelle : le rôle médiateur des stratégies d’évitement sur l’anxiété et l’estime de soi

Culpabilité chez les enfants victimes d’agression sexuelle : le rôle médiateur des stratégies d’évitement sur l’anxiété et l’estime de soi

Culpabilité chez les enfants victimes d’agression sexuelle : le rôle médiateur des stratégies d’évitement sur l’anxiété et l’estime de sois

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Référence bibliographique [19838]

Criminologie, vol. 50, no 1, p. 181-201.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de cette recherche est d’étudier le rôle médiateur de l’évitement dans la relation entre le sentiment de culpabilité et les symptômes associés à l’AS [agression sexuelle] (anxiété et estime de soi).» (p. 181)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon est composé de 447 enfants victimes d’AS (319 filles et 128 garçons), âgés de 6 à 12 ans.» (p. 181)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les résultats des analyses acheminatoires indiquent que les enfants révélant davantage de culpabilité par rapport à la situation d’AS présentent un niveau plus élevé d’anxiété et une plus faible estime d’eux-mêmes. Un effet indirect a également été observé et montre que le sentiment de culpabilité est lié à l’utilisation de stratégies d’évitement, qui en retour exacerbent les symptômes d’anxiété et contribuent à une plus faible estime de soi. Le modèle, qui s’ajuste aux données de manière équivalente pour les filles et les garçons, permet d’expliquer 24,4 % de la variance des symptômes d’anxiété et 11,2 % de la variance de l’estime de soi. Ces résultats laissent entendre que le sentiment de culpabilité pourrait constituer une cible d’intervention pertinente pour les enfants victimes d’AS.» (p. 181-182) «Dans la présente étude, trois participants sur quatre ont été agressés sexuellement par un membre de leur famille. Cette faible variabilité pourrait également expliquer l’absence de lien entre l’identité de l’agresseur et le sentiment de culpabilité.» (p. 195)